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rédacteur
Charles Ayetan
publié le
24/06/2011
» films, artistes, structures ou événements liés à cet entretien
» les commentaires liés à cet entretien

Charles Ayetan


Yacoubou K. Hamadou, Ministre des Arts et de la Culture du Togo


Ma mère est mon enfant (My mother is my child), Ingrid AGBO, 2009, Prix de la meilleure interprétation féminine au Festival Clap Ivoire 2010 - Abidjan.


Ingrid AGBO, réalisatrice, participante au Durban Talent Campus 2009


Ingrid Agbo au Festival Clap Ivoire 2009 (Abidjan) où elle a eu le Prix de la meilleure photo et le 2è Prix fiction UNE JOURNEE D'ENFER.


Une journée d'enfer, de Ingrid S. Agbo, Togo


Blue Bird, de Gust Van den Berghe (Belgique, Quinzaine des Réalisateurs 2011, Cannes), tourné au Togo, avec les Batammaribas du groupe culturel tamberma.


La Bataille des absents, réalisateur : Madjé Ayité, productrice : Sitou Ayité, Togo, 2008

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Interview de Me Yacoubou K. Hamadou, Ministre des Arts et de la Culture du Togo
"L'avant projet de code du cinéma est en phase d'être adopté très prochainement"
Le Ministre des Arts et de la Culture, Me Yacoubou K. Hamadou, vient de boucler une année à la tête du département ministériel dont il a la charge depuis sa nomination le 28 mai 2010. A l'occasion de cette première année à la tête dudit département, Me Yacoubou K. Hamadou, juriste et défenseur des Droits de l'Homme, a bien voulu livrer à nos lecteurs, son bilan annuel en abordant notamment les chantiers entamés pour la promotion des Arts et de la Culture au Togo.

Excellence Monsieur le Ministre, il y a un an que vous avez en charge le Ministère des Arts et de la Culture du Togo. Quel bilan faites-vous de vos activités ?

Comme actions phares, nous pouvons citer l'adoption en conseil des Ministres le mercredi 30 mars 2011 du document de la politique culturelle du Togo, de la validation du projet de statut de l'artiste et de l'organisation du mois du patrimoine en novembre dernier, l'extension du réseau des Centres de lecture d'animation culturelle, CLAC, par l'ouverture du CLAC d'Agou le 30 octobre 2010, la validation et la transmission de l'avant projet du code du cinéma au secrétariat général du gouvernement pour examen en conseil des ministres. Le département a aussi pris activement part au programme de stratégie nationale du projet "Route de l'esclave Togo" organisé par la Commission nationale pour l'UNESCO (Ndlr, Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture). Le personnel d'appui à l'inventaire général du patrimoine culturel a vu ses capacités renforcées par trois séminaires grâce au soutien concerté de l'UNESCO et de l'ISESCO (Organisation Islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture). Le renforcement des bonnes relations entre les institutions internationales et notre pays en matière des Arts et de la Culture.
D'ailleurs, la signature avec le Japon d'un accord pour la reprise du programme Batammariba sur le site de Koutammakou suspendu entre temps en est une illustration.
Le lancement le 14 avril dernier, des opérations de l'inventaire général du Patrimoine culturel de notre pays.

Quels sont les secteurs les plus dynamiques de votre département en matière d'activités et de professionnalisme ?

Tous les secteurs sont en redynamisation. Chaque secteur du département a ses spécificités et son cahier de charge. Chaque directeur ou chaque chef de service travaille dans son domaine de compétence sous la coordination du cabinet pour le rayonnement des Arts et de la Culture au Togo. Je ne saurais donc dire qu'un secteur est plus dynamique ou plus professionnel qu'un autre. C'est l'ensemble des actions conjuguées des uns et des autres qui font avancer les choses au niveau national. Bien entendu tout n'est pas parfait. Nous travaillons tous à l'amélioration de la conception et de la mise en œuvre des projets de reformes dans le domaine qui est le nôtre.

Qu'en est-il des grandes lignes de votre programme ?

Un Ministère est un département qui met en œuvre - dans le domaine spécifique de ses compétences - le programme d'action du chef du gouvernement approuvé par l'Assemblée nationale. Dans ce sens, la lettre de mission que Monsieur le Premier Ministre assigne au département des Arts et de la Culture a pour soubassement le DSRP-complet (Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté).
Nous savons tous par ailleurs qu'un certain nombre de départements ont été ciblés prioritairement compte tenu des urgences sociales et de rénovations des infrastructures routières. En tout état de cause, le programme du département ne pouvant pas être décliné en quelques lignes seulement dans vos colonnes, je cite pêle-mêle quelques actions prioritaires découlant des onze actions contenues dans la lettre de mission 2011 : faire adopter la politique culturelle du Togo, ce qui est déjà fait ; faire adopter le statut de l'artiste et la loi sur le cinéma par le Gouvernement et par le Parlement, ce qui va être fait très prochainement ; construire un musée à Lomé et à Kara ; créer un musée régional dans la région des Plateaux (Kpalimé/Atakpamé) ; encourager la création des centres de lecture et d'animation culturelle dans les préfectures et commune ; encourager la participation régulière et qualitative du Togo aux différentes compétions culturelles internationales ; redynamiser les semaines culturelles dans les établissements scolaires et universitaires ; équiper la direction nationale de la cinématographie ; réaliser des films ; renforcer le fonds des bibliothèques du réseau de lecture publique et des CLAC du Togo ; renforcer les relations du Togo avec les institutions culturelles internationales et poursuivre les activités de l'inventaire général du patrimoine culturel du Togo, inventaire lancé le 14 avril dernier.

La part du budget global du Gouvernement pour 2011 allouée au secteur culturel est-elle suffisante pour la mise en œuvre de votre programme ?

Le budget global 2011 du Gouvernement a été adopté par le parlement en séance plénière. Pour ce qui est de la part allouée au département des Arts et de la Culture, il est difficile de dire s'il sera suffisant ou non. Aucun département d'ailleurs n'a aujourd'hui le budget qu'il lui faut. Mais nous savons tous d'où nous venons et ce que nous voulons. L'argent n'est pas le premier moyen de l'action. Le premier moyen dont nous avons besoin c'est la volonté ; le deuxième, c'est le courage ; le troisième, l'humilité ; le quatrième, la sincérité et le cinquième, la foi. Avec ces moyens, nous aurons l'argent pour réaliser nos projets.

Peut-on dire que le 7ème art est le parent pauvre ou le secteur le moins dynamique des arts au Togo, en termes de professionnalisme et de production ? Où se situent les responsabilités ?

Je ne le pense pas. Le secteur cinématographique, tout comme les autres secteurs des arts et de la culture, connaît des difficultés. Les écoles de cinéma qui naissent grâce aux initiatives privées se comptent encore au bout des doigts d'une main et sont très jeunes. Je voudrais au passage rendre hommage aux promoteurs de ces structures qui pour l'instant ne couvrent pas encore tout le territoire national.
Les acteurs et comédiens sont bien là et ne demandent qu'à être sollicités pour prouver ce dont ils sont capables. Mademoiselle Ingrid Agbo a reçu le meilleur prix de l'interprétation féminine au Clap Ivoire 2010 dans Ma mère est mon enfant. Le Togo a connu également d'excellents comédiens.
Tirant les leçons du potentiel de nos cinéastes et pour accompagner les jeunes talents, le département a envoyé à la XXIIème édition du FESPACO, une vingtaine de jeunes élèves en formation dans des écoles de cinéma aux côtés de leurs aînés et des cadres des départements en charge de la Culture et de la Communication pour y aller échanger avec des sommités du cinéma africain et du monde. Nous gardons espoir qu'à la prochaine édition, des films togolais seront sélectionnés pour la compétition et remporteront des prix pour le Togo.
Le Ministère des Arts et de la Culture, en ce qui le concerne, travaille sur les textes devant réorganiser et régir le secteur pour une meilleure pratique de l'activité cinématographique.

Comment relever le défi de l'industrie culturelle dans notre pays ?

Le développement de l'industrie culturelle dans notre pays passe à la fois par une bonne organisation et une grande mobilisation de tous les acteurs culturels.
Une bonne organisation suppose l'existence d'une vision partagée, de cadres législatifs et règlementaires, la mobilisation des ressources et la mise en place des infrastructures adéquates. Le Gouvernement vient de donner le ton avec l'adoption de la politique culturelle.
La mobilisation de tous les acteurs exige que chacun adhère aux objectifs prédéfinis et joue sa partition. Quand nous parlons des acteurs, il n'y a pas que l'administration et les artistes ; il y a aussi le public, donc les consommateurs sans oublier, bien entendu, les médias.

Pourquoi le projet de code du cinéma tarde-t-il quand l'on sait le rôle important que peut jouer la législation dans une industrie culturelle, cinématographique notamment ?

Il n'y a pas que le projet de code de cinéma qui attend d'être adopté. Le statut de l'artiste est aussi sur la table du secrétariat général du gouvernement. Nous sommes tous, vous les professionnels des médias, les artistes et l'ensemble des techniciens du département des Arts et de la Culture, pressés de voir adopter ces textes pour le décollage de l'industrie culturelle dans notre pays. Mais nous sommes dans une phase de réformes de tous les secteurs de la vie socio-économique et politique. C'est le prix à payer pour sortir de la situation difficile que nous traversons. J'ai quand même espoir que ce n'est plus qu'une question de temps. Ces textes importants vont être adoptés dans les tous prochains jours ou mois.

Vos attentes de la part des artistes, des professionnels du cinéma ?

Je voudrais d'abord féliciter tous les artistes pour leur engagement à porter haut la culture et les arts togolais. Les artistes ont beaucoup contribué à la politique d'apaisement prônée par le Chef de l'Etat. Nous sommes aussi conscients qu'ils n'ont pas toujours les conditions idéales pour vivre leurs arts et de leurs arts. Je puis cependant les rassurer que le département en charge de la culture met tout en œuvre pour améliorer les choses grâce au soutien du Chef de l'Etat, du Premier Ministre et de l'ensemble du Gouvernement.
Ensuite, je suis persuadé que si les artistes eux-mêmes s'organisaient mieux selon leur secteur d'activité, ils pourraient apporter beaucoup à ces efforts d'amélioration de leurs conditions de vie et de travail. La piraterie des œuvres de l'esprit qui constitue un fléau que nous combattons énergiquement, parce qu'elle appauvrit les auteurs de ces œuvres piratées, ne peut être minimisée dans notre pays que si tous les acteurs jouent franc jeu.
Enfin, chaque artiste doit perpétuellement s'inscrire dans la logique de la qualité dans cet univers mondialisé où la concurrence est impitoyable.

Votre mot de fin ?

La politique culturelle nationale étant adoptée, il nous appartient maintenant, vous les médias, les acteurs culturels et le gouvernement de mettre en application cette politique culturelle dans un élan de solidarité, voire de complicité.

Je vous remercie Excellence, Monsieur le Ministre!

C'est moi qui vous remercie.

Interview réalisée par
Charles Ayetan

Article paru dans Caméra n°22, Bulletin cinématographique de l'Association des Journalistes Critiques Cinématographiques du Togo (AJCC-Togo), année 2, du 15 mai au 15 juin 2011, pp. 1-2.

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