actuellement 17467 films recens√©s, 2937 textes recherche | » english  
films r√©alisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  r√©dacteurs»
  √©crans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  d√©p√™ches »
  nouvelles de
la f√©d√©ration»
  la f√©d√©ration»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Narjès Torchani
publié le
07/03/2013
Ľ films, artistes, structures ou √©v√©nements li√©s √† cette critique
Ľ les commentaires li√©s √† cette critique



Narjès Torchani (Africiné)


Mansan Gomont, réalisatrice






























Depuis le Sud


Tunisie


Fespaco



retour
 
Trapped, de Mansan Gomont, C√īte d'Ivoire
Le piège de la déformation professionnelle
Fespaco 2013

Est-il possible de réussir un film de genre dans le contexte cinématographique africain ? La réalisatrice ivoirienne Mansan Gomont est passée par une carrière dans la télé-réalité et la publicité avant de réaliser Trapped, court-métrage en compétition.
Dans ce film, elle a choisi de raconter comment "Sam, un scénariste professionnel est piégé par son propre esprit". Ce personnage vit entre les rêves et les fictions. Son sommeil comme son éveil sont habités par son acharnement pour finaliser un scénario avec lequel il a du mal.

Mansan Gomont place donc ce personnage entre trois dimensions : les r√™ves, "les r√™veries" et la r√©alit√©. Dans la premi√®re dimension, il trouve une source intarissable pour raconter des histoires mais ne se rappelle de rien au r√©veil. C'est l√† o√Ļ r√©sident la deuxi√®me et la troisi√®me dimensions. Sam est retir√© de la r√©alit√©, totalement pris par son d√©lire sc√©naristique. Quand sa femme lui parle, il ne capte que ce qui peut le renvoyer √† des √©l√©ments de ses r√™ves et l'aider √† √©crire. On retrouve d'ailleurs le personnage de sa femme dans diff√©rentes situations qu'il imagine et esp√®re transposer sur le papier.
Ce va-et-vient entre r√©alit√© et fiction d'un c√īt√©, r√™ve et r√©alit√© de l'autre va finir par le perdre. Sam est en effet "trapped" (pi√©g√©) quand son envie d'√©crire devient une obsession. Il en arrive √† ne plus distinguer entre ce qui est r√©el et ce qui ne l'est pas. Et le pire s'en suit.

√Ä son tour, Mansan Gomont est, dans ce premier court-m√©trage qu'elle r√©alise, pi√©g√©e par sa carri√®re √† la t√©l√©vision. La d√©formation professionnelle est √©vidente, depuis l'image jusqu'au sur-jeu des acteurs. De plus, le cadre dans lequel la r√©alisatrice place son histoire rappelle des codes t√©l√©visuels venus d'ailleurs, o√Ļ la parole et l'exposition prennent le dessus sur la composition. Pourtant, elle puise l'id√©e de son film dans l'univers cin√©matographique, domaine de ses √©tudes effectu√©es √† New York.

C'est un film dont le personnage principal est un scénariste, métier quasi-absent du contexte social et cinématographique africain. On peut y voir de l'audace, une recherche d'originalité et une tentative de rompre avec ce contexte parfois réducteur, à condition que l'histoire soit bien ficelée et bien filmée.
Dans ce sens, on peut percevoir dans Trapped une volonté de coller à la structure de quelques fictions hollywoodiennes du genre, le film est d'ailleurs en anglais, mais le montage de certaines séquences, en particulier les scènes d'action, ne donne pas l'effet escompté, à cause d'un rythme trop rapide ou trop lent.

C√īt√© forme, Trapped semble un cas symptomatique du dilemme d'une g√©n√©ration de jeunes cin√©astes africains, ouverts au monde gr√Ęce au petit √©cran, et qui se retrouvent √† faire du cin√©ma avec des r√©f√©rences et un background t√©l√©visuels. Cela engendre une sorte de mim√©tisme dont souffrent leurs Ňďuvres.
Dans le m√™me temps, et en ce qui concerne Trapped, il n'est pas √† isoler de la nouvelle mouvance des fictions populaires en vogue en C√īte d'Ivoire. Mansan Gomont pourrait y trouver sa place dans le futur, gr√Ęce √† une meilleure ma√ģtrise de l'√©criture sc√©naristique et de la r√©alisation cin√©matographique.

Narjès Torchani

Article √©crit dans le cadre de l'atelier du Bulletin Africin√© - Ouagadougou (Burkina Faso), FESPACO 2013. Publi√© dans Africin√© n¬į18 (Ouaga), Mardi 26 f√©vrier 2013, pp. 1 & 4.
Ce bulletin est publié par la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique (FACC, Dakar) avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie, Africultures, Ambassade de France au Sénégal et en Algérie, le Goethe Institut d'Afrique du Sud et du Nigeria, le ministère de la Culture de Tunisie, l'Institut Gabonais de l'Image et du Son (IGIS), l'association Vanuit het Zuiden (Depuis le Sud) et le Fespaco. Il est rédigé par des journalistes membres de la FACC présents au Fespaco 2013, venant de 15 pays d'Afrique.

haut de page


   liens films

Trapped [real: Mansan Gomont] 2012
Mansan Gomont


   liens artistes

Gomont Mansan


   ťvŤnements

23/02/2013 > 02/03/2013
festival |Burkina Faso |
FESPACO 2013 (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou)
23e édition. Thème : "Cinéma africain et politiques publiques en Afrique".

   liens structures

Africultures
France | Les Pilles

ATPCC (Association Tunisienne de la Promotion de la Critique Cinématographique)
Tunisie | TUNIS

Fédération Africaine de la Critique Cinématographique (FACC)
Sénégal | Dakar

FESPACO
Burkina Faso | Ouagadougou 01

Goethe-Institut Johannesburg
Afrique du Sud | JOHANNESBURG

Goethe-Institut Lagos (Centre Culturel Allemand, Nigeria)
Nigeria | Lagos

Institut Gabonais de l'Image et du Son (IGIS)
Gabon | LIBREVILLE

Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine (Tunisie)
Tunisie | TUNIS

Ministère des Affaires étrangères (France)
France | Paris

Organisation internationale de la francophonie (OIF)
France | PARIS

Vanuit het Zuiden (Depuis le Sud)
Pays-Bas | AMSTERDAM

haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page

 

 

 

 

?>