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rédacteur
Emmanuel Sama
publié le
04/09/2013
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Le réalisateur Salif Traoré, à Cannes en 2010


Emmanuel Sama (Africiné)


Un film de Salif Traoré

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Entretien avec Salif Traoré, cinéaste, Secrétaire Général de l'Union Nationale des Cinéastes du Mali (UNCM)
"Sans le soutien des associations nationales, la relance de la FEPACI ne sera pas possible"

Vous êtes venu au Burkina Faso avec votre compatriote Cheick Oumar Cissoko, récemment élu Secrétaire Général (SG) de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI). Au terme de ce séjour de travail, quel bilan pouvez-vous en tirer ?

Salif Traoré : Notre séjour a été très, très, fructueux. Cheick Oumar vient d'être élu SG de la FEPACI. Nous avons fait le constat que depuis sept ans, il y a eu une hibernation de la FEPACI. C'est donc sous le signe de la renaissance que Cheick Oumar arrive à la tête de la fédération. Afin qu'il accomplisse valablement sa mission, il lui faut de l'accompagnement. C'est dans cette perspective que je suis venu rencontrer l'Union Nationale des Cinéastes du Burkina, pour qu'ensemble nous jetions un pont entre nos deux unions. Car pour la relance même de la FEPACI l'on ne peut que compter sur la vitalité des relations que les unions et les différentes associations professionnelles vont tisser entre elles.

Toutes les rencontres que les deux associations ont eues se sont déroulées en présence du SG de la FEPACI. Nous avons été saisis de sa vision de la mission qui lui incombe et de l'approche qu'il se fait de la relance de la FEPACI. Nous lui avons apporté des éléments d'enrichissement dans cette vision et de cette approche qui se trouvent être communes car les problématiques qui se posent dans nos cinémas sont les mêmes au Burkina comme au Mali.
La FEPACI doit éclairer sur ces problématiques et œuvrer à leur résolution, sur une plus grande échelle, celle du continent africain. Nous avons discuté des stratégies et actions communes à développer, pour accompagner le plus efficacement possible le Secrétariat général de la FEPACI. C'est à la base que nous, nous devons travailler, avec notamment les centres de cinématographie qui peuvent des relais des unions de cinéastes pour toucher les autorités des différents problèmes communs que nous vivons. De commun accord donc, nos unions vont œuvrer ensemble pour un nouveau départ.

Que comptez- vous faire concrètement ensemble pour mettre en route ce nouveau départ ?

Salif Traoré : Il y a d'abord la communication. Nous ne communiquons suffisamment entre nous, en tant que structures. Il va falloir revitaliser nos canaux de communication et de circulation des informations entre nos unions. Il y a la formation des jeunes qui entrent dans le circuit. D'énormes talents existent dans cette jeunesse qui veut faire du cinéma et qui ne connaissent pas la profession.

Cette formation va pousser la professionnalisation du métier. Ceci est très important, eu égard à la révolution du numérique qui a permis une accessibilité plus grande des outils pour faire des films. Il faudrait voir comment cette nouvelle technologie peut être exploitée beaucoup plus qualitativement, en ce qu'elle peut apporter dans la démarche des cinéastes.

À court terme, nos deux unions vont répertorier les matériels de production dont nous disposons dans les deux pays. Nous avons des compétences humaines et pouvons procéder à des échanges de techniciens, en échangeant des informations sur les différents tournages en préparation. N'oublions pas qu'il y a déjà entre le Mali et le Burkina Faso un accord de coopération cinématographique. Cet accord n'est pas suffisamment exploité. Remettre cet accord en marche sera une des clés du succès de notre collaboration.

Nous sommes dans un monde où les guichets de financement extérieurs sont quasiment fermés et pour ceux qui restent, il faut être très outillé pour répondre aux dossiers de leurs appels à propositions. L'on pourrait sceller des partenariats entre structures de production pour mieux décortiquer ces dossiers et envisager d'autres formes de coproduction entre nous.

Nous pouvons également envisager l'organisation de semaines de cinéma, pour que nos deux peuples découvrent leur cinéma. Les Ouagalais ne connaissent que les films qui viennent au FESPACO. Les semaines de cinéma peuvent couvrir plusieurs villes et pourquoi ne pas pénétrer plus en profondeur dans les villages. Dans mon idée, ces semaines doivent être organisées dans les cadres semi-urbain et rural plutôt que urbain.

Nous savons que vous avez convenu de bien de projets que vous mûrissez. Quelles sont aujourd'hui les priorités de l'UNCM et de l'UNCB ?

Salif Traoré : Aujourd'hui dans nos rapports ce qui est primordial c'est de voir comment nous pouvons lever les barrières, de sorte que le Burkinabé ou le Malien qui veut tourner dans l'un ou l'autre des pays soit entièrement libre de le faire et qu'il ait l'appui réciproque de nos autorités. Nous devons à long terme mettre en place un véritable réseau entre les deux unions et nos deux cinématographies pour coproduire et diffuser nos films. Au delà de l'UNCB et de l'UNCM, toutes les associations professionnelles et structures de cinéma doivent nouer des relations de collaboration, d'entraide mutuelle. Afin que l'action de la FEPACI auprès des décideurs politiques africains et des institutions africaines et internationales soit soutenue et porte des fruits pour tous.

Sans le soutien des associations nationales, la relance de la FEPACI ne sera pas possible. Mon collègue Emmanuel Sanon, président de l'UNCB, a été désigné, par le Congrès de Johannesburg, secrétaire régional de la zone 1 de l'Afrique de l'Ouest. Nous allons pour ce faire l'appuyer et déployer nos efforts en direction des associations de notre zone afin de créer la synergie nécessaire pour mener des actions communes.

Interview réalisée par Emmanuel SAMA
Journaliste-critique de cinéma (Burkina Faso)
Ouagadougou, le 13 juillet 2013

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   liens films

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Danse du singe (La) 1998
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