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rédacteur
Rodéric Dèdègnonhou, Hector Tovidokou
publié le
11/12/2013
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La Brésilienne Emi Koide, Marraine 2013


Hector Tovidokou (Africiné)


Rodéric Dèdègnonhou (Africiné)


Noudéou Noëlie Houngnihin, Directrice du Festival


Monique MBEKA Phoba, ancienne directrice de Lagunimages


Affiche 2013




Maka Kotto (Kasavubu) et Eriq Ebouaney (Lumumba) dans Lumumba


Patrice LUMUMBA (1925-1961)


Lumumba prononce son discours le 30 juin 1960


Lumumba, 2001


Lumumba, 2001

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Entretien avec la Professeur Emi Koide, Marraine du festival Lagunimages 2013
"La diminution des impôts encourage les sponsors à investir dans le secteur du cinéma brésilien"

Foulant le sol béninois pour la première fois, la Brésilienne Emi Koide, marraine du festival Lagunimages 2013, nous parle du cinéma de son pays. C'était à l'occasion d'un dîner de bienvenu, ce mercredi 04 décembre 2013.

Quelles ont été vos impressions sur le fait d'avoir été choisie comme marraine de la septième édition du festival thématique de cinéma "Lagunimages" ?

Je suis EMI KOIDE, professeur à la faculté de communication et des arts de l'université de Saô Paulo. J'étais très contente et ravie de rentrer en conversation avec Noëlie, la Directrice du festival. Entre temps, j'ai travaillé en Belgique avec l'ancienne directrice du festival Lagunimages, je veux nommer Monique Phoba. Il faut avouer que c'est la première fois que je viens en Afrique et le Bénin est mon premier pays de collaboration.

Quel sera votre contribution professionnelle pour la réussite de ce festival ?

Déjà, j'ai une conférence débat qui portera sur le thème : "La Périphérie au centre de la production cinématographique brésilienne. une histoire de continuité et de ruptures". Au cours de celle-ci, je présenterai des films brésiliens relatifs à la thématique de cette édition de Lagunimages intitulée : "Cinéma et cultures urbaines".

La production et la distribution de films au Brésil rencontrent-elles des difficultés ?

Il faut dire que le cinéma brésilien rencontre quelques difficultés, mais grâce à la diminution des impôts et taxes, les sponsors sont encouragés à investir dans le secteur. Des appels à candidature pour la production de films favorisent quantitativement la fabrication de films.

Vous vous intéressez au film Lumumba de Raoul Peck avons-nous appris. Pourquoi cet intérêt porté à l'histoire post-coloniale de la République Démocratique du Congo (RDC) ?

La RDC est un pays africain où la lutte pour l'indépendance a beaucoup influencé le vécu des Congolais. L'Idée pour moi est de reprendre la production des réalisateurs avec un langage atypique. Ainsi, le film sur Patrick Lumumba m'a beaucoup inspiré. Je constate que les débats de l'histoire mondiale et panafricaine sont très riches.

Qu'est-ce qu'on peut retenir de la genèse du cinéma brésilien ?

Le cinéma brésilien date de la fin du XIXe siècle, peu après l'invention des frères Lumière. La première projection d'un film a lieu à Rio de Janeiro le 8 juillet 1896. Un an plus tard, une salle de cinéma permanente existait déjà à Rio. Les premiers films brésiliens sont créés dès 1897. Le film Vista da baia da Guanabara (Vue de la baie de Guanabara) est tourné en 1898 par l'Italien Alfonso Segreto à son retour d'Europe à bord du bateau "Brésil" et présenté le 19 juin, jour considéré depuis comme le jour du Cinéma brésilien, quand bien même l'existence de ce film reste incertaine.

En 1908, il existait une vingtaine de salles de cinéma à Rio dont la plupart possédait sa propre équipe de tournage. Les films dits "posés" se développent ensuite au Brésil. Ils sont généralement réalisés par des petits propriétaires de salles de cinéma de Rio et São Paulo et reconstituent des crimes récents.
À partir de 1909 apparaissent les films "chantés", qui sont doublés en direct par les acteurs depuis l'arrière de l'écran. Les adaptations d'œuvres littéraires se généralisent dès 1911.
À partir de 1916, des "ciné-journaux" sont élaborés et sont diffusés de manière hebdomadaire. Ils présentent des images de football, de carnaval, de fêtes, d'inaugurations, de politique...

La comédie Acabaram-se otários (1929) de Luiz de Barros est le premier film parlant brésilien.
Au début des années 1930, le cinéma brésilien passe par une rapide phase de prospérité alors que les films en provenance d'Hollywood ont des difficultés à entrer sur le marché brésilien. Petit à petit la domination d'Hollywood se renforce. Les distributeurs de films hollywoodiens au Brésil investissent beaucoup dans la publicité et les équipements de son pour le cinéma. Les films brésiliens s'inspirent de plus en plus du cinéma hollywoodien et les Brésiliens vantent son esthétique, son rythme moderne.
Durant les années 1950, sous l'influence du courant néo-réaliste italien, le cinéma brésilien tente de se remettre en question devant la menace hollywoodienne. Le Cinéma Novo est découvert par une partie significative de la jeunesse brésilienne. Il s'agit d'un mélange de néo-réalisme italien et de Nouvelle Vague française. Une nouvelle génération de cinéastes réagit à cette situation politique de manière très radicale, avec un cinéma marginal, à l'esthétique volontairement dégradée, appelé "udigrudi", en référence au mouvement de contre-culture américain des années 1960, le mouvement underground. La crise économique du pays en 1982 fait que la population brésilienne n'a pas les moyens d'aller au cinéma et que la production des films chute. On constate néanmoins depuis 1995 une certaine reprise du cinéma brésilien.

Propos recueillis par
Hector Tovidokou
et
Rodéric Dèdègnonhou
(Bénin Ciné Média - ABCM)

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   liens films

Central do Brasil 1998

Estamira 2004
Marcos Prado

Lumumba 1998
Raoul Peck

Ori [real: R. Gerber] 1989
Raquel Gerber

Pedra da Memória [real: Renata Amaral] 2012
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Tropicalia 2012
Marcelo Machado


   liens artistes

Koide Emi


Lumumba Patrice


Peck Raoul


   évènements

05/12/2013 > 08/12/2013
festival |Bénin |
Lagunimages 2013
7ème édition. Thème "Cinéma et culture urbaine".

   liens structures

Association Bénin ciné média (ABCM)
Bénin | COTONOU

Lagunimages
Bénin | Cotonou

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