actuellement 16234 films recensés, 2741 textes recherche | » english  
films réalisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  rédacteurs»
  écrans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  dépêches »
  nouvelles de
la fédération»
  la fédération»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Djia Mambu
publié le
23/02/2015
» films, artistes, structures ou événements liés à cette critique
» les commentaires liés à cette critique

CIFF 2014


Djia Mambu (Africiné)


Samir Farid, Président du CIFF 2014


Shimaa Selim, programmatrice


Yousra, Présidente du Jury 2014




Thomas Allen Harris (réalisateur de Through a lens darkly, 2014)




Hubert Sauper, réalisateur Entente cordiale (We Come As Friends)




Khaled Abol Naga, Pyramide d'argent du Meilleur acteur (pour "Eyes of a thief" - Palestine).


Cérémonie de clôture du CIFF


Spectacle de clôture devant le Sphinx


Le Jury, devant le Sphinx (la Présidente Yousra, en rouge)




Theeb de Naji Abu Nowar (Jordanie)








Palestine Stereo de Rashid Masharawi (Palestine)


El Ott (Le Chat) de Ibrahim El-Batout (Egypte)


He was My Friend (Kan Refeeji / Il était mon ami) de Ahmad Alkhalaf (Koweit)


Le Journal de Scheherazade, de Zeina Daccache



retour
 
Festival international du Film du Caire 2014
Des creux, des films, un nouveau Président et une nouvelle adresse

Après une année d'absence pour des raisons de sécurité, le festival international du Film du Caire a finalement tenu sa 36eme édition du 9 au 19 novembre 2014. Avec une sélection plus large, et une nouvelle direction, l'un des plus importants festivals de cinéma du Moyen-Orient (depuis 1976) parvient à combler les récents creux de son parcours.

En 2011 déjà, suites aux troubles ayant suivi la chute du président Hosni Moubarak en début d'année, la manifestation avait été reportée à 2012. Et voilà qu'en 2013, l'édition se verra annulée ; cette fois-ci en raison de la crise politique qu'engendra le retrait du successeur, Mohamed Morsi, en juillet 2013. Le CIFF (Cairo International Film Festival) se dote d'une nouvelle présidence en la personne de Samir Farid. Critique de cinéma de métier, il s'est donné pour objectif d'institutionnaliser d'avantage le festival. Et le festival s'offre aussi un nouveau lieu : le CIFF est hébergé désormais dans le quartier général du Ministère de la Culture, l'Opéra House de la capitale égyptienne. Dans la nouvelle équipe, Shimaa Selim, responsable de programmation. L'actrice Yousra était la Présidente du Jury 2014.

Documentaires et films d'animation désormais dans la compétition internationale

Du neuf dans la compétition internationale, avec la sélection de films d'animation et de documentaires, deux genres pour la première fois compris dans la sélection. Tout d'abord, le richement documenté Through A Lens Darkly : Black Photographers and the Emergence of people de l'Américain Thomas Allen Harris (Twelve Disciples of Nelson Mandela).



Basé sur le livre d'universitaire Deborah Willis - Reflections in Black: A History of Black Photographers 1840 to the Present ("Réflexions en Noir : Une Histoire des photographes Noirs de 1840 à nos jours") - le film illustre comment les Noirs se sont emparés de l'appareil photo comme outil et arme pour changer leur image, jusque-là dépeinte par les Blancs. Pendant longtemps, les clichés de famille de Noirs étaient pris par des photographes blancs et les portraits apparaissaient toujours dans un style esclavagiste. Peu à peu, les Noirs vont commencer à prendre et montrer des images d'eux-mêmes, tels qu'ils sont, tels qu'ils se sentent et surtout tels qu'ils se voient eux-mêmes. Le documentaire évoque plusieurs photographes qui ont contribué à ce changement et mêmes d'autres personnalités tels que l'abolitionniste Frederick Douglass, qu'on dit l'Afro-Américain le plus photographié (plus de 150 portraits, en tenue occidentale !). Le militant panafricaniste W.E.B. DuBois, également, a beaucoup contribué à une meilleure image des Noirs aux Etats-Unis, pour ne citer qu'eux.



Le très remarqué We come as Friends d'Hubert Sauper (Le cauchemar de Darwin, 1994), documentaire coup de poing (encore !) dénonce à peu près tous les traits du néocolonialisme. Allant ainsi de l'aide missionnaire religieuse américaine aux exploitants illégaux des ressources par le biais de contrats chinois plus que douteux et totalement méconnus des habitants des villages locaux. Ça se passe au Sud-Soudan, dernier État en date victime du découpage occidental des terres africaines. À la lecture du titre, on comprend déjà que les visiteurs seront tout sauf des amis. Accompagnés d'une voix narrative, nous sommes donc amenés à voir concrètement comment ces convoiteurs étrangers - qui se présentent comme des sauveurs - entrent et se servent sous les yeux de Soudanais. L'auteur autrichien propose sans jugement, nous laissant ainsi entièrement disposer de notre regard sur ces images.

Le Challat de Tunis, de Kaouther Ben Hania-HD from Africiné www.africine.org on Vimeo.



Dans une manifestation d'une telle envergure - une soixantaine de films en provenance de 40 pays - l'intérêt de bien de films "locaux" se noie facilement face à l'ampleur des œuvres internationales présentées. Pour souligner davantage le cinéma arabe et garantir la présence des cultures arabes à travers la pellicule, le Syndicat du cinéma tiendra désormais un programme parallèle, Prospects of Arab Cinema, spécialement dédié aux cinéastes des pays de la sous-région.
Pour cette première, huit films sélectionnés : Timbuktu d'Abderrahmane Sissako (Mauritanie), Theeb de Naji Abu Nowar (Jordanie), Le Challat de Tunis de Kaouther Ben Hania (Tunisie), Sotto Voce de Kamal Kamal (Maroc), Palestine Stereo de Rashid Masharawi (Palestine), El Ott de Ibrahim El-Batout (Egypte), He was My Friend de Ahmad Alkhalaf (Kuweit) et Le Journal de Scheherazade (Zeina Daccache, Liban).

Semaine de la critique - 1ère édition

La Semaine de la critique aussi y tenait ses premières délibérations autour d'une sélection connexe, qu'il faudra aussi maintenant compter dans la programmation du festival.



Des efforts considérables pour relancer aussi l'intérêt des différents corps professionnels de l'industrie autres que les vedettes de films égyptiens qui constituent l'essentiel du divertissement auprès du public local. Un public égyptien pas suffisamment convié à cette fête du cinéma, ce malgré le changement de localisation, à proximité du centre-ville.

Si l'édition du festival en 2012 avait consacré un focus spécial sur les films d'Afrique subsaharienne, celle-ci n'en a présenté que trop peu. En effet, seuls les courts métrages Borom Sarret d'Ousmane Sembene (Sénégal, 1963!) et The Dislocation Of Amber d'Hussein Shariffe (Soudan, tourné en 1974 et sorti en 1975!) et KanyeKanye du Sud-Africain Miklas Manneke (2013) faisaient figure de représentation.

Djia Mambu,
Le Caire, novembre 2014

36th Cairo international film festival awards

The international competition awards:
The golden pyramid: "Melbourne" directed by: Nima Javidi - Iran
The silver pyramid: best director: Margarita Manta for "Forever" - Greece
The silver pyramid: best actor: Khaled Abol Naga for "Eyes of a thief" - Palestine.
The silver pyramid: best actress: Adele Haenel for "Love at first fight" - France
The silver pyramid: best screenplay: Ale Abreu for "The boy and the world" - Brazil
The silver pyramid: best artistic contribution: Zaki Aref for "The gate of departure" - Egypt.

The Fipresci award:
"Sand dollars" by Israel Cárdenas and Laura Amelia Guzman- Dominican Republic



The prospects of Arab cinema prizes:
Special prizes: Naji Abou Nawar's "Theeb"- Jordan
Saadeldin Wahba prize: Kamal Kamal for "Sotto Vocci"-Morocco
Salah Abou Seif prize: Zeina Daccache for" Shahrazad Dairy"- Lebanon

International cinema of tomorrow awards:
Certificate of appreciation for "Statues" directed by: Roberto Fiesco Trejo (Mexico)
Certificate of appreciation for "That music" directed by: Camilo Cabera (Colombia)
Certificate of appreciation for "Darling" directed by: Isabela Plucinska (Germany)

Best student film award of 20,000 egp for "Sentra & the talking trees" directed by: Cilla Werning (Finland)

Best short film award of 30,000 egp for "My friend Nietzsche" directed by: Fauston Da Silva (Brazil)

International critics' week awards:
Shadi abd El Salam's award goes to "No One's Child" directed by Vuk Rsumovic (Serbia)

Fathy Farag's award for best artistic contribution goes to "Brides" directed by Tinatin Kajrishvili

Nadine Shams award for young scriptwriters:
Best script: Sherif el Zohairy for his script "Qanun al Tafo"
(A prize of 20,000 egp with a recommendation to produce the film)

The jury appreciation goes to:
Ezzat Amin for his script "Al-Tanyeen"
Omar Khaled for his script "E'teraf"

haut de page


   liens films

Challat de Tunis (Le) | Challat Tunes 2014
Kaouther Ben Hania

Chat (Le) | El Ott 2014
Ibrahim El Batout

Dislocation Of Amber (The) - انتزاع الكهرمان 1974
Hussein Shariffe

Garçon et le Monde (Le) | Menino e o Mundo (O) 2013
Alê Abreu

KanyéKanyé 2013
Miklas Manneke

Nous venons en amis 2014
Hubert Sauper

Sotto voce - الصوت الخفي 2013
Kamal Kamal

Through a lens darkly: black photographers and the emergence of a people 2014
Thomas Allen Harris

Timbuktu 2014
Abderrahmane Sissako


   liens artistes

Yousra


Abol Naga Khaled


Abreu Alê


Barakat Henry


Ben Hania Kaouther


Cárdenas Israel


Daccache Zeina


Du Bois William Edward Burghardt


El Batout Ibrahim


Farid Samir


Guzmán Laura Amelia


Harris Thomas Allen


Kamal Kamal


Manneke Miklas


Masharawi Rashid


Sauper Hubert


Selim Shimaa


Sembène Ousmane


Shariffe Hussein


Sissako Abderrahmane


Willis Deborah


   évènements

09/11/2014 > 18/11/2014
festival |Égypte |
Festival International de film du Caire - CIFF 2014
36ème édition.

   liens structures

AFDA
Afrique du Sud | CAPE TOWN

Egyptian Film Critics Association (EFCA)
Égypte | Cairo

Vanuit het Zuiden (Depuis le Sud)
Pays-Bas | AMSTERDAM

haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page