actuellement 16234 films recensés, 2741 textes recherche | » english  
films réalisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  rédacteurs»
  écrans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  dépêches »
  nouvelles de
la fédération»
  la fédération»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Michel Amarger
publié le
13/04/2015
» films, artistes, structures ou événements liés à cette critique
» les commentaires liés à cette critique



Michel Amarger (revue Africiné)




Lyes Salem, réalisateur français-algérien




Göran Olsson, réalisateur suédois





retour
 
Visions d'Afrique et univers d'auteurs
Echos d'histoires africaines
Sortie France DVD chez Blaq Out : avril 2015

La diffusion de L'Oranais de Lyes Salem, 2014, dans les salles de cinéma algériennes, a suscité des débats animés. Le réalisateur s'est vu accusé de donner une image trop humaine des combattants pour l'indépendance, filmés dans leurs réunions autour d'un verre de vin. Des accusations issues d'autorités religieuses ont relancé les polémiques sans freiner l'intérêt du public. En France où le film est coproduit, l'accueil a été plus modéré, laissant sur la touche les spectateurs éloignés de l'Histoire algérienne. Et pourtant, L'Oranais de Lyes Salem mérite un regard attentif pour ce qu'il est : une fiction de cinéma soigneusement composée.
Son édition en DVD par la société Blaq Out, quelques mois après sa sortie, arrive à point pour évaluer plus calmement le propos de Lyes Salem, capable de brosser une fresque de l'Algérie depuis son indépendance, en s'attachant au parcours de deux amis. Djaffar et Hamid, évoluent dans des orientations opposées, en fonction de leur vision de l'Etat. Un entretien avec le réalisateur, également acteur principal, qui figure en bonus, éclaire sa démarche. On trouve aussi un making-of du tournage avec des interviews dont celui de Khaled Benaïssa, vedette algérienne montante, déjà à l'affiche (dans un rôle secondaire) de Mascarades, 2007, précédent film de Lyes Salem.



La possibilité de revoir un film détaché de sa diffusion en salle ou à la télévision, permet aussi de prendre du recul sur l'histoire qu'il aborde. C'est pourquoi l'édition en DVD par Blaq Out, de Concerning Violence de Göran Hugo Olsson, propose de retracer l'histoire des peuples africains et leurs luttes pour la liberté et l'indépendance, dans un documentaire engagé. Les images proviennent d'archives de la télévision suédoise. Le ton est donné par le texte de Frantz Fanon, tiré de son ouvrage Les damnés de la terre, qui sert de trame et d'articulation aux vues d'époque et aux témoignages. La voix de la chanteuse américaine Lauryn Hill donne du souffle aux phrases fièrement lancées de Fanon.
"Le bien-être et le progrès de l'Europe ont été bâtis avec la sueur et les cadavres des nègres, des Arabes, des Indiens et des Asiatiques. Cela, nous décidons de ne plus l'oublier", affirme Fanon dans son livre de 1961, dont des passages sont repris dans le livret qui accompagne l'édition du DVD. D'autres bonus dont une interview du réalisateur, le point de vue de Pierre Bouvier, socio-anthropologue, complètent la diffusion du film qui illustre et met en avant cette phrase de Fanon : "Le colonialisme n'est pas une machine à penser, n'est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l'état de nature et ne peux s'incliner que devant une plus grande violence."

Concerning violence from Africiné www.africine.org on Vimeo.



Cette évocation critique de l'histoire du monde noir peut se poursuivre avec la location en VOD du premier film de Göran Hugo Olsson, comprise avec l'édition DVD de Blaq Out. The Black Power Mixtape, 2011, revient sur l'évolution du mouvement Black Power, de 1967 à 1975, en parcourant la communauté noire. Les interviews d'activistes, d'artistes, de musiciens, piliers de la culture afro-américaine sont mêlés aux musiques de l'époque. Des rushes de reportages, puisés dans les recoins de la télévision suédoise, montrent des images inédites de l'histoire du mouvement et font entendre des propos de ses leaders dont Angela Davis ou la poétesse Sonia Sanchez, le cinéaste Melvin Van Peebles, tandis que Dany Glover produit le cinéaste suédois.
Mais les nouvelles éditions de Blaq Out font aussi voyager vers d'autres histoires, et d'autres univers. Parmi ceux-ci figure Le Cheval de Turin, 2011, dernier film de Béla Tarr, réalisateur hongrois visionnaire qui s'inspire de la fin de vie de Friedrich Nietzsche pour livrer un film fleuve. Sa méditation est commentée par un bonus, restituant une leçon de cinéma publique, donnée par l'auteur au Centre Pompidou de Paris. Aussi prenant est le style de Emir Baigazin dans Leçons d'Harmonie, 2013, un film kazakh, édité en DVD par Blaq Out, qui évoque la violence sans la montrer, en suivant la vengeance d'un adolescent contre un chef de gang qui l'humilie. Là encore, un entretien en bonus replace le film dans la production locale. Ces regards rappellent que le cinéma se situe dans un contexte historique mouvant, lisible dans ces DVD à partager.

Vu par Michel AMARGER
(Afrimages / RFI / Médias France),
pour Africiné

Blaq Out. 47 rue de Paradis. 75010 Paris
Tél : 01 42 77 88 20 - Fax : 01 42 77 88 19
www.blaqout.com

sur les réseaux sociaux :
www.facebook.com/pages/Blaq-Out/61338913279
https://twitter.com/BlaqOut

http://boutique.blaqout.com/products/loranais
http://boutique.blaqout.com/products/concerning-violence

haut de page


   liens films

Concerning violence 2014
Göran Olsson

Oranais (L') 2014
Lyes Salem


   liens artistes

Benaïssa Khaled


Bouvier Pierre


Davis Angela


Fanon Frantz


Glover Danny


Hill Lauryn


Madelaine Isabelle


Olsson Göran


Salem Lyes


van Peebles Melvin


   évènements

14/04/2015 > 19/04/2015
festival |France |
3èmes Rencontres Internationales des Cinémas Arabes

   liens structures

Blaq out
France | Paris

Louverture Films
États-Unis | New York

haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page