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rédacteur
Michel Amarger
publié le
22/09/2015
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Michel Amarger (revue Africiné)


Pascal Plisson, réalisateur français

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Le Grand Jour
Challenge pour les enfants du monde
LM Fiction de Pascal Plisson, France, 2014
Sortie France : 23 septembre 2015.

Alors que l'inquiétude de l'avenir grandit parmi la jeunesse, certains adultes se veulent rassurants en valorisant des modèles à l'écran. C'est le cas de Pascal Plisson qui a connu un grand succès public avec Sur le chemin de l'école, 2012, en contant les péripéties de quatre enfants, au Maroc, au Kenya, en Inde et en Argentine, résolus à gagner leur classe malgré une route longue et semée d'embûches. "Ce film a déclenché des valeurs fortes pour tout le monde et je pense que le succès vient de là", estime le réalisateur français.
Le sujet, en effet, a permis aux occidentaux de constater que l'accès à l'école n'est pas une évidence dans le "tiers-monde". En développant une construction classique qui présente l'obstacle, le doute puis la résolution d'un problème, Pascal Plisson valorise la détermination en délivrant un message pédagogique lisible. Porté par ses images soignées, le sens de la dramatisation, ce film est aussi une construction savante, focalisée sur des cas particuliers, au détriment du contexte. Le processus est repris à présent pour Le Grand Jour, 2014.



Le récit montre en parallèle, le destin de quatre jeunes qui doivent surmonter une épreuve. A Cuba, Albert, un garçon de 11 ans, qui a redressé ses notes en classe, reprend l'entrainement de boxe pour être recruté dans le centre sportif de La Havane, au terme d'un combat décisif. En Mongolie, la petite Deegii, également âgée de 11 ans, s'entraîne pour être contorsionniste et remporter l'audition qui lui permettra de rentrer à l'Ecole de cirque. En Ouganda, Tom, 19 ans, se prépare à passer l'examen de fin d'études pour être garde dans un parc national et écrire une thèse sur les singes. En Inde, Nidhi qui a 16 ans, tente le concours du Super 30 pour accéder à la préparation gratuite qui lui permettra d'intégrer l'école polytechnique de Bénarès.
Tous bénéficient du soutien de leur famille, solidaire pour les encourager ou les féliciter. Après un moment de doute ou un coup de fatigue, leur énergie, leur sérieux, leur endurance, ne peuvent que leur permettre de conquérir leur objectif. Ainsi le film, présenté comme un documentaire, s'inspire de situations qu'ont connues les protagonistes pour les organiser par une mise en scène très cadrée, efficace, ponctuée par un bref commentaire de chacun en guise de conclusion volontariste. "C'est un peu le prolongement de Sur le chemin de l'école", concède Pascal Plisson. "Ces enfants font tout pour accéder à leurs rêves. Ils sont confrontés à une journée qui va bouleverser leur vie."
En les présentant comme des exemples, le réalisateur souligne les valeurs de l'espoir et de la volonté, en déclarant : "C'est l'histoire d'enfants qui ont des passions, souvent dans des pays compliqués aussi." Pourtant le propos n'insiste pas sur les questions sociales qui régissent la société à Cuba, en Mongolie, en Ouganda ou en Inde. La caméra reste braquée sur les héros, valorisant les moments forts et quelques paysages en plans larges, sans pénétrer le cœur des communautés concernés. En Ouganda, par exemple, le braconnage des parcs nationaux est effleuré alors que l'objectif s'attarde sur quelques hippopotames et des éléphants, gracieusement filmés.
Le réalisateur reste attaché à la variété des univers choisis, distincts par les décors naturels qu'il affectionne. Formé au cinéma en autodidacte, il réalise des reportages, essentiellement sportifs, depuis 1984. Il explore le continent américain, signe des documentaires sur des hommes en conditions extrêmes, tel Les Routiers de Sibérie, avant de tourner des films sur l'Afrique à partir de 1997. Il vit au Kenya, en Tanzanie tout en réalisant des films animaliers pour des chaînes de télé étrangères. Attiré par les Massaïs qui lui servent de rabatteurs pour filmer les animaux, Pascal Plisson leur consacre une fiction, Massaï, les guerriers de la pluie, 2003, avant de collaborer à l'écriture de Safari, 2008, pour Olivier Baroux.

Le succès recueilli par Sur le chemin de l'école, 2012, encourage le cinéaste à employer le cinéma pour prodiguer ses messages moraux. "C'est un film simple mais qui vous donne des leçons", souligne-t-il, sans chercher à remettre en question le fonctionnement des sociétés observées. "Je raconte une histoire d'enfants qui m'ont touché mais après ça prend des dimensions qui ne me concernent plus." Cette vision se reflète dans Le Grand Jour qui s'attache à la réussite de quatre héros, en laissant dans l'ombre l'environnement social. Le regard de Pascal Plisson se veut délibérément optimiste pour célébrer la réussite dans le passage d'un obstacle précis, grâce à la ténacité et à l'espoir qui la motive. Le Grand Jour est alors un simple challenge, sans grande surprise, rendu spectaculaire par le travail du cinéma.

Vu par Michel AMARGER
(Afrimages / RFI / Médias France),
pour Africiné

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