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rédacteur
Ahmed Bouhrem
publié le
23/03/2016
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Ahmed Bouhrem (Africiné Magazine)


Mokhtar Ladjimi, réalisateur tunisien


















Mokhtar Ladjimi, réalisateur, sur le plateau de Dicta Shot










Africiné Magazine, the World Leader (African & Diaspora Films)

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Dicta Shot, de Mokhtar Ladjimi
Circulez, il n'y a rien à voir !

A voir les files interminables devant les guichets de salle de cinéma, durant les JCC et les bousculades à l'entrée, on ne pourrait qu'admirer le grand sursaut cinéphilique de nos chers concitoyens. Ce phénomène est d'autant plus remarquable lorsqu'il s'agit de films tunisiens. Pour les voir, il fallait faire la queue pour réserver sa place, se pointer devant les salles une heure auparavant et si besoin est, acheter le billet dix fois son prix au marché noir. Mais aussitôt les JCC terminées, les salles de cinéma sont redevenues ce qu'elles étaient c'est-à-dire vides ou presque. C'est dans ces conditions que le dernier film Dicta Shot de Mokhtar Ladjimi est passé.

Il met en scène, paraît-il, un asile où sont internés des opposants politiques, à la veille des événements de 14 janvier 2011. Si c'est le cas, on pourrait se demander que fait un enfant somnambule au milieu de "ces militants" ? La même question pourrait être posée à propos de la jeune fille habillée en mariée, "Harboucha". C'est un détail, allez-vous me dire, soit. Venons-en à l'essentiel ! Le directeur, Hazem, un homme sans scrupules, règne en maître et terrorise et ses collaborateurs et les internés. Surpris par la tournure des événements, il se met à la recherche d'un dossier noir - apprécions, au passage, l'originalité de la suggestion ! - prend la fuite, avant de revenir déguisé en islamiste barbu. A la fin, il déguerpit dans un camion à ordures - bonjour les clichés !



Les profils "psychiatriques" représentés sont flous et superficiels, le réalisateur ne semble pas avoir pris la peine de se documenter sur les pathologies qu'il a cru représenter. Au niveau purement dramatique, les personnages souffrent d'une faiblesse criante. Commençant par les prénoms : celui attribué à Jamel Madani, Nidhal - "militantisme" pue le poncif et les deux sobriquets "Harboucha" et "Naffa", respectivement comprimé et sniff en arabe - laissent perplexes, car ni les actes et les paroles de ces deux personnages ne justifient un tel choix.

Au niveau du jeu, fort est de constater que le cinéaste s'est contenté de donner à ses acteurs des rôles qui s'inscrivent dans le même registre que d'autres qu'ils ont tenus dans d'autres films ou feuilletons. Hichem Rostom, en tyrannique criant à tout va, Jamel Medani en intello communiste, grande gueule et Fatma Saïdane en femme farfelue. Des personnages qui tournent en rond et dont on ignore tout de leur passé. Le texte, lui, est d'une pauvreté inouïe. Faut-il rappeler que les insultes - "le bourriquet" lancé au docteur - ne font pas rire encore moins des blagues saugrenues, celle de "la mouche", par exemple, racontée plusieurs fois par le même personnage. Et quand on bascule dans la grandiloquence, cela devient vraiment ridicule. À ce propos, on pourrait multiplier les exemples "la baguette de pain tenue par un interné et faisant office de fusil" référence à un geste spontané fait par un manifestant le 14 janvier ou une phrase de Lénine que déclame Nidhal, excusez du peu !
Le seul plan qu'on pourrait retenir est peut-être celui où le directeur, revenu à la recherche du fameux dossier noir, jette aux malades, qui se bousculent, les pilules qu'ils n'avaient pas prises depuis sa fuite.

En quittant la salle, on ne peut pas s'empêcher de se poser des questions sur les critères que la commission nationale d'aide à la production prend en compte pour attribuer la subvention. On se demande également, comment un "film" pareil a pu figurer dans la compétition officielle des JCC. Pour oublier notre mésaventure, allons revoir un film, un vrai, pourquoi pas un signé par Ettore Scola, histoire de saluer la mémoire de ce grand maître du cinéma italien qui vient de nous quitter.

Ahmed BOUHREM

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