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rédacteur
Yvette Mbogo
publié le
16/07/2005
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Mohamed Zran, réalisateur de Le Prince
"Nous devrions faire des films d'auteur où on parle de notre quotidien et de notre devenir"
Festival Ecrans Noirs du cinéma d'Afrique francophone (FENCAF, Yaoundé, Cameroun), 2005. Bulletin n°4.

Pourquoi ce titre, Le Prince ?


Ce n'est pas un prince au sens classique du terme. Le Prince , parce que c'est un jeune homme noble de par ses idées, qui ont un pouvoir magique. C'est un prince de l'art, des sentiments, des éléments qui lui permettent d'affronter un pouvoir, celui du matériel et de la politique d'aujourd'hui, qui s'avère néfaste pour l'humanité. Sa poésie et sa réflexion sont nécessaires pour rendre la vie plus belle et attrayante. C'est pourquoi il est prince pour offrir des fleurs, pour composer un bouquet.



Est-ce un film spécialement pour la Tunisie ?


J'ai voulu raconter une histoire où tout être humain peut se reconnaître. Je n'ai pas voulu parler de la guerre, de la tristesse ni de la religion. Je raconte cette histoire sous un style et une forme qui permettent de la partager avec un maximum de personnes, pour lui donner un caractère universel - l'histoire d'Abdel qui cherche à aimer une femme qu'il ne connaît pas – mais en montrant l'impression, le rêve, la quête de la liberté et le besoin de réussite universelle qui sont contenus en chacun de nous.



Comment s'inscrit "Le Prince" dans votre filmographie ?


J'ai réalisé Essaïda et Le Prince ; mais entre les deux, j'ai fait un long métrage documentaire qui s'appelle Les Chants du millénaire. Ce film a été sélectionné à Berlin (Allemagne) en 2002, en section Panorama et a été grand prix au festival du film africain de New York (USA). Il s'agit de mon voyage dans l'arrière-pays que les médias ne connaissent pas, d'une Tunisie humaine et chaleureuse, où les gens se lèvent à 4 h du matin, sont paysans, pêcheurs et gardiens du palais. Des personnes naturelles qu'on peut retrouver aussi bien à Yaoundé qu'au Vénézuéla ou en Afrique du Sud. Des gens qui sont à la fois près et loin de ce qui se passe dans le monde entier.



S'agit-il d'une musique originale ?


Oui. Elle a été composée spécialement pour le film par Rabi Zamori, jeune musicien et auteur compositeur tunisien que j'ai rencontré. Ce qui m'a fasciné en lui, c'est sa dimension culturelle ; il voit beaucoup de films et écoute aussi les musiques sans distinction de genre ni d'appartenance raciale ou ethnique. Nous l'avons donc écrite ensemble ; cette musique donne du rythme à mon film et j'ai donc mélangé les genres, classique, moderne et rap tunisien pour vivre l'époque actuelle avec le rythme d'aujourd'hui.



Comment avez-vous effectué le casting ?


C'est toujours une grande aventure pour moi. Je ne choisis pas un comédien en général, je le vois en homme et cherche à savoir comment est-ce qu'il peut mettre en mouvement mon idée. Quant aux couleurs vives et aux costumes, je les mets pour susciter la sensation, la gaieté, la vie, à la différence de ce qu'on a toujours dans notre cinéma. Comme Dounia que j'habille en rouge et qui devient une déesse admirée.



Quelle est votre vision de l'amour, de la femme idéale ?


Il faut de la poésie dans l'amour, du romantisme, parce que notre société ne respecte plus les sentiments et cela rend l'humain triste.



Mais vous faites un film ancré dans le social.


Nous, cinéastes du sud, devrions faire des films d'auteur où on parle de notre quotidien et de notre devenir. Il nous faut réaliser des films pour nous découvrir et nous éclairer, des films à caractère social afin que les gens s'y reconnaissent.

Propos recueillis par Yvette MBOGO

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