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rédacteur
Alain Roland Biozy
publié le
05/09/2006
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Demain, quel cinéma ?
Écrans Noirs, Noirs à l'écran
Les Encaf 10e ont encore abordé le sempiternel problème de l'évolution et de l'actualité du cinéma africain. Toujours des rêves !

Deux jours pour se rendre à l'évidence que le cinéma camerounais n'est pas sorti de l'auberge. Nous attendions pourtant un discours différent. Hélas.
Après avoir dénoncé la naïveté des Africains face à la nouvelle loi française sur l'émigration, et la dénomination marginalisante de "cinéma africain", Gaston Kelman, coordonnateur du colloque organisé à l'occasion de ces Écrans Noirs, pose un certain nombre de problèmes.
- Le cinéma africain est-il créateur de richesses ?
- Est-il un véhicule de la culture africaine ?
On s'attend alors à des positions décisives à la fin de ce colloque consacré à l'évolution du cinéma africain. C'était trop demander à des gens qui ne se reconnaissent aucun pouvoir de décision dans un contexte où tout reste encore déterminé par les pouvoirs publics, malheureusement.
C'est pourtant cette intervention de l'État que Gaston Kaboré du Burkina Faso semble appeler lorsqu'il expose les différentes étapes qui ont marqué le cinéma de son pays. Mais le Burkina Faso est une exception, parce qu'ici, on a réussi à être optimiste, les dirigeants ont pu taper du poing sur la table et le peuple s'est levé pour dire non. Parce que l'Afrique a subi la pire des abominations, la colonisation, nous dira William Mbaye du Sénégal, notre cinéma encore tributaire de cette situation n'accorde aucune place à l'éclosion culturelle africaine, moins encore au cinéma en particulier. Ne sommes-nous pas restés à l'époque de Tarzan et King Kong ? Comment en serait-il autrement si la réplique reste molle, quand elle n'existe pas tout simplement.
Pourquoi l'ex-colonie finance-t-elle un cinéma contestataire, mais pas un cinéma contestataire, mais pas un cinéma moderne en Afrique ? C'est qu'elle n'y trouve aucun intérêt.
Pourtant l'exemple américain, que Gaston Kelman nous présente au 2e jour du colloque est révélateur d'une évolution qui pourrait faire école en Afrique : le temps du rêve noir, la mort de l'esclavage, le temps du réveil noir, l'époque Shaft, l'époque Starsky et Hutch, le temps de la maturité, l'époque de la post-maturité. Pendant ce temps, l'Afrique dans sa grande majorité est restée dans un cinéma militant où les problèmes posés sont essentiellement des problèmes de survie et de subsistance.
Au même moment, dans les films de l'ancienne métropole, les Noirs africains continuent de jouer des rôles mineurs. Mais le jeune Camerounais William Nadylam, qui du reste est contre la politique des quotas imposés par la France, pense que les Africains eux-mêmes encouragent cette situation par un complexe d'infériorité. Pour William, les africains doivent : se démettre de leur complexe, se battre pour mériter la place qu'on pourrait leur donner, arriver avec un bagage qui les détermine, venir avec des solutions qui sont les nôtres, celles de notre regard, car les Français sont prêts à recevoir tout ce qui est une valeur.
Dans cette grisaille qui domine les débats, la Togolaise Anne Laure Folly arrive avec un discours tout à fait futuriste. Face aux problèmes de production, elle projette déjà pour l'Afrique l'expérience des films tournés avec des portables, qui auront bientôt des disques durs, la diffusion des festivals en ligne sur Internet, des films payés en ligne.
Pour tout dire, une fois encore, on a eu le temps d'un rêve. À quand le printemps ?

Alain Roland Biozy

Article écrit dans le cadre de l'Atelier de Critiques de Yaoundé - 10ème FENCAF (Festival Écrans Noirs).

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