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publié le
13/09/2006
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Politiquement contre
Mak Kusare
Le jeune réalisateur fait du cinéma engagé

Ce qui est remarquable dans votre film, vous sortez complètement des canons dramatiques du cinéma nigérian. Pas de débordement d'hémoglobine, de magie.

Pour commencer, Ninety degrees, c'était une façon pour nous de faire un genre de film différent. Parce que pour moi, un film doit être personnel. Le réalisateur doit faire transparaître son point de vue, comment il voit la société, comment elle devrait être. C'est une expérience de vie. Vous ne pouvez pas faire un film comme les autres, juste parce que vous êtes un réalisateur. Parce que chacun de nous est unique. Un réalisateur est d'abord un artiste. D'un autre côté, nous avons pour ambition de faire quelque chose de différent de ce qui a été faut jusqu'ici au Nigeria. Nous avons une vision progressiste. Qui va aboutir à un nouveau cinéma, avec des canons particuliers. Nous voulons un cinéma basé sur des histoires réelles, des histoires vraies.

Ce qui justifie les premiers mots du film, "based on a not so true story".

C'est vrai. En fait, cette oeuvre donne l'impression d'être un documentaire. Nous n'avons pas essayé d'en faire un film. Notre objectif était de saisir la situation réelle de la société, celle des jeunes nigérians aujourd'hui. C'est un challenge. Nous proposons aussi notre vision sociale afin de résoudre nos problèmes. Nous n'avons pas les mêmes possibilités que l'Occident. Beaucoup de jeunes pensent que l'Amérique aujourd'hui est la meilleure porte de sortie pour eux. Pour réaliser leurs rêves, les jeunes pensent qu'ils doivent aller chercher un idéal de vie ailleurs, spécialement aux États-Unis. Je sais que beaucoup de jeunes africains peuvent s'identifier au film. Et même en Asie, ainsi qu'en Europe. Parce que j'ai vu des jeunes en France qui voulaient aller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, et ceux de Grande-Bretagne vouloir s'exiler aux États-Unis. Je voulais juste saisir cette situation ; Ninety degrees c'est l'histoire d'un jeune Nigérian, c'était important pour moi. Il y a tellement d'histoires à raconter sur l'amour, le mariage intertribal… Mais je voulais faire un film personnel, sur une situation réelle. Une situation que nos gouvernements doivent prendre en considération.

Concernant l'immigration, les jeunes devraient partir ou rester développer leur pays ?

La meilleure solution pour nous est de rester parce que personne ne développera nos pays pour nous. Mais en même temps, je pense aussi que nos gouvernements doivent s'impliquer dans l'action sociale en éduquant, en s'assurant que l'environnement est favorable à l'épanouissement des individus. Il y a beaucoup de gens qui veulent rester et travailler. Mais, il y a beaucoup de choses qui ne le permettent pas. Par exemple, au Nigeria, on a des problèmes d'électricité. Elle n'est disponible que pendant 2 à 4 heures dans la journée, ce qui ralentit le travail par rapport à ceux qui l'ont en permanence et peuvent travailler non stop. C'est ce genre de maux que je veux dénoncer. C'est pour cela que Ninety degrees est un film à caractère très politique. Notre objectif était de parler des grands problèmes de notre époque.

Propos recueillis par Rita DIBA

Article écrit dans le cadre de l'Atelier de Critiques de Yaoundé - 10ème FENCAF (Festival Écrans Noirs).

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