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rédacteur
Fortuné Bationo
publié le
15/03/2007
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La cupidité n'est-elle pas une folie ?
Le Monde est un ballet, d'Issa Traoré de Brahima (Burkina Faso)
Bulletin Africiné n°05 (FESPACO 2007), du Mercredi 28 février 2007

La nuit, la pluie et une femme prise dans le vertige de sa propre chanson. Survivante d'un accident qui n'a pas épargné son bien-aimé durant leur voyage de noces, l'ancienne vedette de la chanson Madongué y a laissé sa raison mais non le souvenir de ses heures de gloire. Pour ses beaux-parents, cette folle est une machine à sous, la signature d'accès aux biens laissés par l'époux disparu. Son enfant est la seule richesse de cet être spolié, fruit d'une liaison d'un soir avec un homme d'affaires, mais surtout fruit du pacte de cet homme avec des forces surnaturelles.
Bâti sur un scénario croustillant, Le Monde est un ballet explore le pouvoir maléfique lié à la quête de l'argent, une course qui tue tous les scrupules. Dans la folie de leur soif d'argent, les personnages de cette comédie musicale traversent furieusement la frontière de la raison pour se perdre dans leur quête effrénée. À force de cupidité, l'essence de leur vie se délite, leurs instincts en profitent pour étaler leur cruauté. Devant ce chaos de la raison, de tours de magie et de duplicité diabolique, la folie de Madongué se pose comme un nouveau terrain de l'humain. Seule contre tous, avec une clairvoyance détachée, elle fait preuve d'un attachement sans limites pour son fils. Elle le couve d'attentions, le poursuit de son infatigable tendresse après son enlèvement.
Si le film est salué par d'abondants éclats de rire répondant aux dialogues bien pointés, la faiblesse de ce long métrage grand public est cependant de ne pas trouver dans le montage et la multiplication des plans et angles de vue le rythme nécessaire à la comédie musicale. Quelques belles scènes de danse sous la pluie ne sauvent pas d'autres séquences invraisemblables et qui traînent en longueur, comme cette fin où l'on voit des criminels se muer en sauveurs sans que l'on sache trop pourquoi. Les retournements de situation ne sont pas assez exploités, les scènes d'action peu efficaces, certaines scènes de chant ne mettent pas en valeur la voix d'une Flora Ilboudo qui a pourtant une belle présence dans un jeu très corporel. C'est dommage car ce film garde par ailleurs les atouts nécessaires pour négocier une belle loge dans l'estime du public.

Fortuné Bationo (Côte d'Ivoire)

Article paru dans le Bulletin Africiné n°05 (FESPACO 2007), du Mercredi 28 février 2007, page 3.

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Monde est un ballet (Le) 2006
Issa TRAORÉ de BRAHIMA


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FESPACO
Burkina Faso | Ouagadougou 01

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