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rédacteur
Bang'na Akondoh
publié le
08/03/2008
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"Dans mes films, la musique est un personnage, on la voit, on l'entend..."
Interview avec Moussa Sène Absa, cinéaste
Parmi les doyens des réalisateurs sénégalais, celui, qui a fait de la tradition orale son instrument dans les films se trouve naturellement être Moussa Sène Absa. Il respire Afrique, regard africain et même dans son habillement on lit l'Afrique. Il a accepté de nous livrer sa vision puis ce qui fait de ses œuvres, une particularité. C'était lors de la 6ème édition du festival international du film de Ouidah, Quintessence2008, où son Film Teranga blues a eu le Prix du Public (Le Python à tête noire). Lisez plutôt…

Africiné : Pourquoi votre présence ici à Ouidah ?
Moussa Sène Absa :
La raison pour laquelle je suis ici, c'est d'abord soutenir une manifestation que je trouve importante. C'est aussi l'occasion de motiver ces jeunes qui veulent faire du cinéma ou qui font du cinéma et puis surtout les rencontrer et partager leur difficultés, rencontrer tout le monde, leur montrer mon film, échanger beaucoup avec eux et voir enfin qu'est-ce qu'on peut apporter aux uns et aux autres pour le cinéma africain.

Africiné : Qu'est ce qui fait la spécificité et la particularité de vos films ?
M. S. A. :
Je pense que c'est la musique. La musique est très particulière dans tous mes films parce que la musique est un personnage pour moi, on voit la musique, on l'entend mais également on la sent. On la voit chanter, on la voit sur scène.

Africiné : Cela a un rapport avec l'Afrique ?
M. S. A. :
Mais bien sûr, cela a un rapport avec l'Afrique. Toutes les histoires ont une chanson. Chaque fois qu'on veut raconter une histoire, on commence par une chanson ou au milieu il y a une chanson, à la fin on termine par une chanson. Donc la musique fait partie de ma manière de raconter une histoire. Et j'utilise cette technique justement pour raconter mes histoires en film.

Africiné : Depuis le début de votre séjour au Bénin, y'a t-il quelque chose qui a retenu votre attention et que vous pensez utiliser dans vos prochains films ?
M. S. A. :
Ah Oui ! j'ai vu les marionnettes par exemple et je pense que je vais les utiliser dans mon prochain film. J'adore les marionnettes parce qu'elles ont un côté surréaliste, un côté fou, un côté complètement décalé. On sait qu'elles ne sont pas des personnes mais elles bougent comme des personnes c'est drôle, c'est comique. Je pense que c'est quelque chose que j'ai retenu ici et je suis entrain de discuter avec les marionnettistes pour un projet sur lequel je travaille.

Africiné : Un mot pour les jeunes cinéphiles.
M. S. A. :
Jeune cinéphiles, cinéastes ou amoureux du 7 arts, c'est de soutenir le cinéma. Mais pour soutenir le cinéma, il faut d'abord l'aimer et quand on aime quelque chose, on est sûr de pouvoir réussir dans ce qu'on fait. Mais pour effectivement réussir, il faut beaucoup de travail. Ce que je dis à tous les jeunes qui veulent faire du cinéma, c'est le travail. Le travail d'un cinéaste, ce n'est pas d'écrire ou de faire un film, c'est de se cultiver, c'est lire. La Jeunesse ne lit plus, c'est une jeunesse qui est très imagée et la culture n'est pas dans les images, la culture, c'est dans les livres. Donc ce que je peux dire à la jeunesse qui s'intéresse au cinéma, c'est d'apprendre sa propre culture. Si vous ne connaissez pas bien cette culture vous ne pouvez pas parlez aux autres parce que vous ne savez rien de vous. Si tu ne connais pas ta culture, ton histoire ; si tu ne connais pas les autres ethnies, comment ils fonctionnent, quelles sont les grandes épopées de ces ethnies, comment ça s'est fait que cette nation existe comme le Bénin ? D'où viennent les Fons, d'où vient machin ? Quelle est l'histoire politique et, socialement parlant, qu'est-ce qu'on peut apprendre ou prendre de tout cela pour aboutir à une histoire Universelle. Que ce soit un cinéma chinois, japonais ou sud africain le malien peut le regarder et comprendre parce que ce que vous racontez est universel même si ce que vous racontez utilise le langage de votre culture, le langage de vos images. Hier, j'ai vu la procession du vodoun et j'ai trouvé ça extraordinaire. Deux fillettes qui chantonnaient, capelaient une chanson que je ne comprenais même pas, mais j'étais touché. Il faudrait que l'on s'approprie sa culture et on devient plus fort. Si on ne connaît pas sa culture, on est faible. Je vous remercie.

Propos recueillis par Bang'na Akondoh (AJCC-Togo)
Journaliste et Critique de Cinéma

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