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rédacteur
Bassirou Niang
publié le
11/03/2009
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Bassirou Niang




Daniel Kamwa





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Ma Sâsâ (Mâh Saah-sah), de Daniel Kamwa, Cameroun
La parole désacralisée

La tradition est au cœur de l'histoire de Ma Sâsâ, un film de Daniel Kamwa du Cameroun, un long métrage d'une durée de 91 minutes, sélectionné au Fespaco 2009, réalisé en 2008. Dans un village perdu, rythmé par les réalités traditionnelles, la parole et la confiance ont une valeur sacrée. Cela n'empêche, les travers ne manquent pas là où s'invitent des humains en groupe. Le réalisateur ramène, de manière critique, son regard sur la façon dont les comportements sont modelés.

Tout part d'un sentiment d'amour : Ncharé, un jeune homme de 16 ans qui cherche ses marques en tant que sculpteur sur bronze dans l'atelier de son oncle Achirou, s'éprend de Mapon. L'idylle entre les deux jeunes êtres se vit dans le meilleur des mondes. Malgré les quolibets et autres méchancetés venant des autres filles qui traitent le soupirant de "col roulé", parce que voulant faire croire qu'il n'est pas circoncis. Il devra mériter avec bravoure le cœur de sa dulcinée en trouvant le bracelet de celle-ci "perdu dans l'étang de glaise", suite à la danse de séduction que seuls les hommes sortis de la case de l'homme ont eu le droit de pratiquer.

La pauvreté, la cupidité ont fait, dans la douleur des circonstances, que les vieux, pourtant élevés dans le respect de la parole donnée, cherchent à transgresser les règles, constituant une menace à l'ordre social. Le film accuse une certaine hypocrisie des hommes politiques à l'image du député Moluh Christian. L'homme profite de la faiblesse des autres pour élargir son empire.

Le père de Mapon (déjà fiancée), le vieux Moumpain, qui n'a d'yeux que pour l'argent, sera-t-il assez fort pour éviter de pousser sa fille dans les bras de cet homme ? Daniel Kamwa décrit Moluh Christian comme un individu à la moralité des plus dédaigneuse, suffisant, et imbu de sa propre personnalité. Il filme pourquoi cet entrepreneur douteux n'est pas un modèle acceptable.
C'est là que s'emballe l'histoire pour donner à celui qui accepte de suivre le réalisateur, la possibilité de découvrir tous les paradoxes du genre humain, lorsque s'invitent les difficultés dans le cours de la vie.

Bassirou NIANG
Sénégal

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