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rédacteur
Bouchta Farqzaid
publié le
22/07/2009
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Bouchta Farqzaid


Casanegra


Nour-Eddine Lakhmari


Casanegra


Casanegra, Storyboard de Naoufal Lhafi


Casanegra, Storyboard de Naoufal Lhafi


Casanegra, Storyboard de Naoufal Lhafi


Casanegra, Storyboard de Naoufal Lhafi


Nour-Eddine Lakhmari, en 2006

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Casanegra
La maison noire

Nourreddine Lakhmari est un réalisateur qui promet. Son second film Casanegra en est la preuve indéniable.

Affiche de CASANEGRA
"Casanegra" est consacré à une ville qui, très souvent, est perçue comme un espace mythifié dans la mesure où elle est la capitale économique du Maroc.

Casablanca : l'obssession du noir

Lakhmari est l'un des réalisateurs qui semblent accorder de l'importance à ce qui constitue le premier seuil de la fiction, à savoir le titre. "Casanegra" fonctionne comme l'opposé de "Casablanca". L'espace se trouve implicitement apprécié à travers deux entités antithétiques : le blanc et le noir. De plus, c'est cette dernière couleur qui semble l'emporter sur la première. C'est dire que le réalisateur démythifie l'une par l'autre.

Une rhétorique de la non-pudeur

Le côté noir réside dans le fait que le film met en scène la violence. Celle-ci est manifeste sur le plan discursif. Les termes argotiques sont d'une obscénité flagrante. Ainsi, le spectateur est mitraillé par des expressions comme "fils de pute", "que Dieu maudisse la religion de ta mère", "pédé"…

Cette violence n'est pas que verbale, elle est également factuelle : menaces par la perceuse, bagarres, sang, poursuites… Elle est en plus visuelle. Nourreddine Lakhmari est un réalisateur, c'est-à-dire quelqu'un qui écrit/peint par la caméra. C'est pourquoi, il a délibérément choisi un cadre temporel fort significatif, qui n'est que la nuit (le noir). A cet égard, le spectateur se sent étouffé dans cet espace paradoxalement comprimé.

Casablanca : une réalité prosaïque

Le grand mythe de Casablanca n'est que l'argent. Tous les personnages du film courent contre la montre en vue de gagner de l'argent en recourant à différents moyens légaux et illégaux (prostitution, drogue, délits, crimes, vente des cigarettes au détail…). Ce règne de l'argent est à l'origine de toutes les inégalités sociales que le film donne à voir, et qui s'expriment dans la marginalisation des êtres dont Adil et Karim. Ceux-ci sont des héros problématiques, puisqu'ils nourrissent des rêves, quoique différents, qui finissent en eau de boudin.

Un rêve de l'ailleurs

En réalité, tout le rêve d'Adil est de pouvoir fuir cette espace dysphorique qui est Casablanca. En effet, il porte sur lui une photo de Malmö, en premier lieu et de la Suisse en second lieu.

Malgré l'opposition de son ami Karim, l'appel de l'ailleurs le pousse à collaborer avec Mokhtar, ce mafieux si redouté. Il a beau faire, mais son projet tombe à l'eau.

Un romantisme en crise

Réaliste, Karim, lui, va s'engager dans une entreprise qui va le faire s'enivrer un certain temps en compagnie d'une femme. Or, la réalité brutale et prosaïque introduit comme une sorte d'abîme entre lui et celle qu'il aime tant, celle qui constitue son ailleurs à lui. Les enfants vendeurs mettent fin à son rêve et le rappellent à sa situation initiale.

Ainsi, les rêves des deux personnages sont brisés au contact d'une réalité sauvage et farouchement noire.

Le mythe de Casablanca a été mis à nu par Nourreddine Lakhmari, qui s'est ingénié à mettre au clair une réalité crue. Cette entreprise n'est possible que grâce à une maîtrise des moyens qui sont à la disposition du réalisateur : éclairage, acteurs, costume, dialogue, son, réalisation… Cependant, le film n'est pas aussi noir que l'espace de l'intrigue. Il se veut une critique acerbe d'une réalité que l'on se plaît souvent à dissimuler. Le réalisateur accomplit avec brio ce geste que l'on exige d'un artiste, à savoir la distanciation. Il nous invite à voir le film en gardant une distance par rapport à lui pour pouvoir décrypter la réalité "casaouia" en toute objectivité.

En salle, le public a réagi : rires, chuchotements, applaudissements. Ceci est un signe de réussite. Une saga visuelle !

Bouchta Farqzaid

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Nour-Eddine Lakhmari

 

 

Paper Boy (Le livreur de journaux), de Nour-Eddine Lakhmari, Maroc
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Brèves notes (de Nour-Eddine Lakhmari, Maroc)
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