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rédacteur
Michel Amarger
publié le
15/01/2010
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Michel Amarger




Nabil Ben Yadir


"Les Barons", de Nabil Ben Yadir


"Les Barons", de Nabil Ben Yadir


"Les Barons"


"Les Barons"


"Les Barons"


"Les Barons"


Nabil Ben Yadir



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Les Barons
Introspection d'un drôle de quartier belge
LM Fiction de Nabil Ben Yadir, Belgique, 2009
Sortie France : 20 janvier 2010

L'un des meilleurs succès belges de l'année 2009 est une fiction jubilatoire aux résonances maghrébines, ancrée dans la zone cosmopolite de Bruxelles. "C'est la première comédie belge sur les quartiers populaires. En Belgique, on va systématiquement parler de "Belges d'origine maghrébine" ou d' "allochtones", prévient le réalisateur. "Je trouve insultant qu'on dise que c'est un film sur l'intégration alors que je suis né à Bruxelles." Cette assise pousse Nabil Ben Yadir à y implanter les péripéties de son premier long-métrage. Il signe le scénario avec quelques complices, et profite d'un appui de la télé belge pour s'imposer efficacement sur les écrans européens.

Les Barons s'attache à camper l'ordinaire de trois amis qui ont pour devise : "Glander plus, pour vivre plus." Leur philosophie repose sur l'idée que "Chaque être humain naît avec un crédit de pas. Chaque pas effectué te rapproche de la mort." En choisissant de s'économiser, les Barons prétendent se distinguer. "Tout le monde speede sans arrêt et on n'a malheureusement plus le temps pour rien. La philosophie de la glande consiste, au contraire, à prendre tout son temps. Vivre selon ce principe permet, quelque part, d'aller contre le système", indique Nabil Ben Yadir. Ses héros préfèrent passer le temps en discutant, plantés à l'épicerie locale, échangeant à tour de bras des histoires aux chutes douteuses. Chacun semble remiser ses capacités pour ne pas les user.

Hassan qui sait faire rire les filles avec ses blagues, rêve de les jouer sur scène. Aziz qui a le coup de crayon facile, pourrait s'épanouir en dessinant des flyers pour l'épicier. Mounir, expert en voitures, saurait en vivre mieux s'il en faisait un métier. Mais Franck, un Belge au teint pâle, candidat au titre de Baron, les pousse à en faire moins. Leur coup d'éclat est d'avoir acheté une BMW à huit, et de se la passer à tour de rôle pour circuler dans le quartier.
Tout s'accélère quand le père d'Hassan combine un mariage avec Milouda, une jolie voisine conservatrice. Le jeune homme, amoureux de Malika, la sœur de Mounir, une belle journaliste émancipée qui a réussi, est coincé. Incapable de déclarer ses sentiments à la sœur de son copain, il accepte le mariage pour satisfaire son père. L'intervention des Barons le sauve. Hassan, libéré, ose alors déclarer son amour à Malika et s'aventurer sur scène, provocant la colère de Mounir, dépité de voir un Baron avancer. La tragédie est proche.

"Je souhaitais, aussi, raconter mon histoire, celle d'un baron qui prend conscience que sa philosophie tourne à vide et se retrouve enfermé dans son quartier. Si tu quittes le quartier, c'est un peu considéré comme une trahison", confie Nadir Ben Yadir. Employant le scope, des images aux tons chauds, il cultive un ton décalé et glisse d'une époque à l'autre, d'un genre à l'autre comme pour démultiplier le plaisir de filmer. L'énergie contenue des acteurs principaux, secondés par des figures connues dont Edouard Baer, Fellag, relaie le style nerveux de Nadir Ben Yadir. "Il s'agissait de désacraliser certains mythes et clichés en racontant une autre réalité qui n'est pas de l'ordre du sensationnel. Une bande de quartier qui roule en BMW ne vit pas forcément du trafic de drogue !", relève l'auteur des Barons. Retournant son éloge décontracté de l'immobilisme en drame réactif, il engage chaque spectateur à faire un pas pour dépasser sa condition.

Vu par Michel AMARGER
(Afrimages / RFI / Médias France)

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Nabil Ben Yadir


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