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rédacteur
Espéra Donouvossi
publié le
06/08/2010
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Espéra Donouvossi


DIFF 2010, Durban


de Caroline Kamya

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31eme Festival international de film de Durban
L'Afrique n'a pas convaincu

Aucun film africain n'a été primé lors de la dernière édition du festival international de Durban en Afrique du Sud. Un prix spécial est accordé au film ougandais Imani de la jeune réalisatrice Caroline Kamya. Même Un homme qui crie, sous le génie créateur de Mahamat Saleh-Haroun n'a pas pu se faire entendre et Raoul Peck n'a pu convaincre le jury avec Moloch Tropical. Il a fallu une catégorie de prix aux meilleurs films sud africains pour que certains réalisateurs du pays s'en sortent avec quelques prix secondaires.
Ce palmarès de la 31eme édition du festival de film de Durban replace le débat sur la qualité et le langage universel que portent les films africains ou sur une culture de technique de lecture de film qui, de façon criante, manque en Afrique.

Un Homme qui crie de Mahamat Saleh-Haroun primé à Cannes en Mai dernier n'a visiblement pas été compris du public visiteur de Durban. Projeté dans les derniers jours du festival, Un Homme qui crie a suscité beaucoup de débats où des gens s'interrogent sur ce qui a pu motiver le jury de Cannes. On peut retenir une seule chose des débats du public. " Le film est mou et le manque de dialogue au niveau de tous les acteurs empêchent le public de rester éveillé ". Il est vrai que dans la salle beaucoup n'ont pas pu résister au sommeil sommaire qui survint par moments. Sans aucun doute, le film, tragique, est d'une sensibilité psychologique très forte.
Une relation entre père et fils où le moi égoïste parental ne pouvait résister à une jalousie. Dans Daratt en 2006, il fait preuve de plans en profondeur montrant un Tchad déserté et dévasté par la guère civile. Dans un tel pays, il va chercher une histoire classique où un fils voulant venger l'assassinat de son père, se fait plus proche du coupable n'ayant plus aucune voix dans la société. Le fils qui a toutes les occasions pour accomplir sa mission y pense plusieurs fois avant de réaliser qu'il n'a pas ce cœur sanguinaire.
Dans Un Homme Qui Crie, Adam n'arrive pas à gérer le fait que son fils le remplace pour un travail qu'il veut faire toute sa vie, la natation. Incapable de participer financièrement à l'effort de guerre, Adam donnera son fils pour le renforcement de l'armée des patriotes. Le réalisateur interpelle la conscience collective dans des situations familiales. Ce tragique reste un film de qualité et d'esthétique technique dont l'histoire qui se veut universelle restera aussi l'une des plus mémorables, même si le jury de Durban pense le contraire.

Sur un autre écran, Moloch Tropical, de l'Haïtien Raoul Peck, est une satire politique racontant l'histoire d'Haïti et de son ancien président, le père Aristide. Ce dernier, Jean-Bertrand Aristide, sous pression, avait laissé le pouvoir pour chercher asile en Afrique du Sud. Malgré sa présence à Durban, le réalisateur de Lumumba n'a pas su convaincre le jury, même si le public y a trouvé sa part a travers des scènes de comédie du président dénudé.
Moloch Tropical, est une peinture du pouvoir et de son abus. Filmé à deux endroits, le premier décor ressemble à une pièce de théâtre classique. Toutes les scènes dans la vaste résidence présidentielle montraient combien les présidents conçoivent leur monde où ils se croient tout permis, au nom d'une certaine démocratie qui les aurait élus. Mais en réalité, leur pouvoir est soutenu et assisté et peut être dévoilé à tout moment quand cette main obscure se baisse. Quand ceux qui connaissent bien les règles du cinéma se mettent a l'œuvre, il y a forcèment des choses qui accrochent et plaisent.
Raoul Peck fait preuve de beaucoup de métaphores dont le président montré nu à plusieurs reprises dans le film. On peut remarquer de gros plans et travellings qui dessinent la psychologie et l'état d'âme de certains acteurs du film et qui montrent aussi l'évolution du pouvoir dans ses puissances et abus. Mais, ce film est rendu plus accrocheur par des histoires d'amour entremêlées.

Tout comme Un Homme qui crie, Moloch Tropical, était aussi un grand film annoncé à Durban mais le jury pense que le meilleur film de cette édition de festival de Durban vient d'Iran. Ainsi, Mohammad Rasoulof, réalisateur iranien impose son film White Meadows (Prairies Blanches) comme le meilleur du festival. Le jury explique leur choix en disant que " c'est un film intemporel doué d'une narration poétique. "
Le film joue avec un paysage visiblement fascinant, car à la fois âpre et magnifique. C'est une allégorie politique énigmatique et poignante qui prend les spectateurs dans un voyage sur les questions fondamentales de la vie et des croyances.

Espéra Donouvossi

Palmarès Durban 2010

Meilleur Long-Métrage

The White Meadows (Iran) par Mohammad Rasoulof

Meilleur Réalisateur
Debra Granik pour Winter's Bone (USA)

Meilleur Long-Métrage sud-africain
Life, Above All (Le secret de Chanda) par Oliver Schmitz

Meilleur Documentaire
Waste Land (UK/Brazil) par Lucy Walker, Joao Jardim et Karen Harley

Meilleur documentaire Sud africain
The Cradock Four par David Forbes

Meilleur Scenario
Efthymis Filippou et Giorgos Lanthimos pour Dogtooth (Grece)

Meilleur Cinématographie
Odyssey Flores pour Lola (Philippines)

Meilleure premiere réalisation
Peepli Live (Inde) par Anusha Rizvi

Meilleure Interprétation Féminine
Khomotso Manyaka dans Life, Above All

Meilleure Interprétation masculine
Sebastian Hiort af Ornäs dans Sebbe (Suede)

Meilleur Court-métrage
The Same Old Story (Espagne) par Jose Luis Montesinos

Meilleur Court-métrage Sud Africain
In A Time Without Love par Mark Strydom

Prix du Public
Waste Land (UK/Brazil) par Lucy Walker, Joao Jardim et Karen Harley

Prix Droit de l'Homme, Amnesty International
Waste Land (UK/Brazil) par Lucy Walker, Joao Jardim et Karen Harley

Mention Spéciale
Imani (Uganda) par Caroline Kamya

Mention Spéciale Documentaire
Mugabe and the White African (GB) par Lucy Bailey et Andrew Thompson.

Mention Spéciale Court métrage
The Abyss Boys (South Africa) par Jan-Hendrik Beetge

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   liens films

Abyss Boys (The) 2010
Jan-Hendrik Beetge

Cradock Four (The) 2010
David Forbes

Daratt (Saison sèche) 2006
Mahamat-Saleh Haroun

Imani 2009
Caroline Kamya

Lumumba 1998
Raoul Peck

Moloch Tropical 2009
Raoul Peck

Mugabe et l'Africain Blanc 2009
Lucy Bailey, Andrew Thompson

Secret de Chanda (Le) | Life, Above All 2010
Oliver Schmitz

Un homme qui crie 2010
Mahamat-Saleh Haroun

Waste Land [Réal : L. Walker, J. Jardim & K. Harley] 2010
Karen Harley, Lucy Walker, João Jardim

White Meadows (The) | Keshtar Haye Sepid 2009
Mohammad Rasoulof

Winter's Bone 2009
Debra Granik


   liens artistes

Bailey Lucy


Beetge Jan-Hendrik


Forbes David


Granik Debra


Harley Karen


Haroun Mahamat-Saleh


Jardim João


Kamya Caroline


Manyaka Khomotso


Peck Raoul


Rasoulof Mohammad


Schmitz Oliver


Strydom Mark


Thompson Andrew


Walker Lucy


   évènements

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3ème édition

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   vidéos
   

 

Un homme qui crie (Bande annonce)
bande annonce

 

 

Un Homme Qui Crie | Clip #1 Cannes 2010 IN COMPETITION Mahamat-Saleh Haroun
extrait

 
   


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