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rédacteur
Zouhour Harbaoui
publié le
14/09/2005
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MOHAMMED MAROUAZI. Une valeur montant du cinéma marocain
Mémoire en détention (Dakira Moatakala), de Jilali FERHATI (Maroc)
Il aurait pu être musicien, jouer de la guitare folk et de l'harmonica à l'instar de Bob Dylan ou encore d'Ismaël Lo, champion de karaté shotokan, de tai-chi chuan, d'équitation ou de natation, professeur d'arabe, de français, d'anglais ou d'italien. Mais Mohammed Marouazi a préféré s'investir à fond dans la comédie. Ce jeune Marocain de 32 ans, lui, peut confirmer l'adage : "La valeur n'attend pas le nombre des années", au vu de son imposant curriculum vitae. Mohammed Marouazi a, à son actif, quinze longs métrages de fiction : marocains dont Ailes brisées de Majid Rchich, Amour sans visa de Najib Sefrioui et Mémoire en détention de Jilali Ferhati, et occidentaux parmi lesquels Layla, the pure du Danois Gabriel Axel, Di cielo in cielo de l'Italien Roberto Giannarelli et L'adieu du Français François Lucciani. Il a également obtenu des rôles dans six téléfilms diffusés sur les chaînes marocaines TVM, 2M TV et RTM TV, dans deux feuilletons, et dans neuf pièces de théâtre dont, notamment, Maudits à Vérone, jouée durant l'édition 2001 des Journées théâtrales de Carthage (JTC). Cependant, les cordes de l'arc de Mohammed Marouazi ne se réduisent pas à l'interprétation, puisque le jeune homme a été, entre autres, membre de jury dans différents festivals, assistant à la réalisation sur des courts et longs métrages, et un téléfilm, et encadreur de stages. Quand nous vous disions que Mohammed Marouazi confirme bien l'adage : "La valeur n'attend pas le nombre des années" !

Zouhour HARBAOUI : Malgré ta bonne prestation dans le film "Mémoire en détention" de Jilali Ferhati, tu n'as pas obtenu le prix du meilleur rôle masculin de la première édition du festival du film maghrébin d'Oujda (FFMO). Déçu ?


Mohammed MAROUAZI :
Il est clair que lorsqu'un acteur s'investit pleinement dans un personnage, comme cela a été le cas pour moi dans ce film, il espère toujours une récompense. Mais le dernier mot reste celui du jury. Déçu, un peu quand même. Cependant, l'important c'est que le public a apprécié mon jeu et ça, en soi, c'est un prix.



Z.H : Ce prix a été décerné à deux "vétérans" du cinéma maghrébin. Aurait-il mieux fallu qu'il soit octroyé à un jeune acteur, afin d'encourager la génération montante ?


M. M :
Je pense que d'autres enjeux sont rentrés en ligne de compte. Ceci dit une mention spéciale du jury m'aurait comblé.



Z.H : Que penses-tu de cette première édition du FFMO ?


M. M :
Ce festival est une bonne et importante initiative. J'espère qu'il durera et que les pays concernés fourniront à leurs cinéastes les outils pour faire des films qui seront l'essence de ce festival pour les années à venir.



Z.H : Parmi les films dans lesquels tu as obtenu un rôle, quel a été le meilleur pour toi ?


M. M :
J''ai eu le plaisir de travailler avec beaucoup de réalisateurs marocains. Mais le film qui m'a le plus marqué c'est Mémoire en détention.



Z.H : Mémoire en détention retrace une période assez douloureuse que tu n'as pas connue, comment t'es-tu imprégné du personnage ?


M. M :
J'ai dû me renseigner, écouter des témoignages d'anciens détenus, lire des livres écrits sur la période mais j'ai aussi essayé de comprendre à travers les directives de Jilali la dimension qu'il voulait donner à ce personnage afin d'éviter tous les clichés répandus et d'en faire un personnage sobre mais profond.



Z.H : Que symbolise pour toi Mémoire en détention ?


M. M :
Si tu parles du film en soit, il est l'aboutissement d'un rêve. Depuis toujours, j'attendais l'occasion de faire un film avec Jilali, et maintenant je l'ai fait ! Jilali et moi nous sommes devenus de grands copains. Si tu parles du thème, je considère ma participation dans ce film comme un hommage à tous ceux qui sont morts en défendant une idée. Ceci dit, ce film est, également, une invitation à tourner la page et à voir loin.



Z.H : Es-tu plus cinéma ou plus théâtre ?


M. M :
Je suis plus cinéma, télévision. Le théâtre, j'en fais quand une occasion se présente.



Z.H : Que penses-tu en toute franchise du cinéma tunisien ?


M. M :
L'histoire du cinéma tunisien est très intéressante. Nombre de ses cinéastes sont des gens très cultivés et compétents. Mais à vrai dire depuis que le cinéma tunisien a commencé à vouloir séduire l'Occident plutôt que son public, une certaine perte d'identité a commencé à jaillir de ses films. Le fait, aussi, de vouloir trop intellectualiser un film nuit à ce dernier. Le Maroc également vit la même chose dans certains de ses films. En tout cas, les films tunisiens que j'ai vus sur nos écrans au Maroc ou ceux que j'ai eu le plaisir de découvrir dans des festivals au Maroc ou ailleurs m'ont fasciné. Les acteurs, issus probablement du théâtre, sont d'une spontanéité incroyable. J'ai eu le plaisir de faire mon premier film avec Rim Turki qui est actuellement installée à Paris.



Z.H : Quels sont tes projets ?


M. M :
Je suis en pleine répétition pour le film Colère qui sera réalisé par Abdelhay Liraki. Ce film parle du monde des dealers au Maroc. C'est un film plein de surprises avec un scénario très original, de l'action, de l'amour et bien sûr un peu de politique. Le tournage commence début septembre et durera sept semaines. Ensuite, j'ai quelques téléfilms pour les deux télés marocaines et après ça la sortie, début 2006, de trois autres films dans lesquels j'ai tourné en 2004.


Zouhour HARBAOUI

Mémoire en détention (Dakira Moatakala), Jilali FERHATI, Maroc, 2004, 80 min, 2004, Fiction, 35mm scope, Dolby SR.

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