actuellement 16527 films recensés, 2788 textes recherche | » english  
films réalisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  rédacteurs»
  écrans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  dépêches »
  nouvelles de
la fédération»
  la fédération»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Mohamed Dagnoko
publié le
04/06/2014
» films, artistes, structures ou événements liés à cette critique
» les commentaires liés à cette critique



Mohamed Dagnoko (Africiné)


Nadine Otsobogo, réalisatrice gabonaise


Lui (Laurent Owondo) et Elle (Prudence Maïdou), scène du film Dialemi, elle s'amuse


Laurent Owondo, acteur


Prudence Maïdou, actrice


Prudence Maïdou et un jeune acteur, dans Songe au rêve (Nadine Otsobogo, 2006), avec Emil Abossolo Mbo, Omar Seck,


Prudence Maïdou (Elle)


Laurent Owondo dans Dialemi


Prudence Maïdou (Salla) dans Dakar Trottoirs (H. L. Ndao, 2013)


Djobusy Prod.


CulturaDakar


Aula Cervantes


MobiCiné


IGIS




Africiné, Le Leader Mondial (Cinémas africains & Diaspora)

retour
 
Dialemi, de Nadine Otsobogo
Au delà de l'amour charnel
Read the English version Translation from French by Beti Ellerson (African Women in Cinema)

DIALEMI, de la réalisatrice Nadine Otsobogo fait partie de ces films qui entrainent les spectateurs dans la réalité de ses acteurs. Le choix des plans et du cadre de vie du personnage principal nous plonge dans son univers mélancolique et solitaire. Il s'accroche comme une bouée de sauvetage à une femme abstraite, Elle (interprétée par Prudence Maïdou).
De son silence pesant, qui vaut plus que des mots, le personnage se refuse à l'ouverture. Joué par Laurent Owondo, Professeur de littérature à l'université de Libreville et ancien Directeur du Théâtre National du Gabon, il est seul dans sa maison au bord de la mer où il tente de redonner un visage humain à la pierre qu'il scalpe à coups de burin. C'est le visage de ELLE ; elle, qui, malgré les âges n'a pris aucune ride. Elle est restée la belle fille au sourire radieux sur le cliché au bas de la tour Eiffel qui orne son mur. Elle cherche à lui donner ou parfois à lui couper l'inspiration, de par ses nombreuses apparitions et disparitions.



Dialemi (Elle s'amuse) porte une part de sa réalisatrice. Initiatrice du festival environnemental de Masuku (Gabon), Nadine s'immisce dans le court métrage, en bordant, de verdure, toute cette vie de solitude. C'est de la nature que surgit l'ombre abstraite de l'actrice (Prudence Maîdou) pour rendre plus douces les nuits de Lui (Laurent Owondo). Cette attirance de la réalisatrice pour l'abstrait ne justifierait-il pas le titre d'un de ses films tourné au Sénégal intitulé " Songe au rêve" ? Prudence Maïdou y jouait déjà, avec le regretté Oumar Seck.

De l'image abstraite aux titres de films évocateurs, on voit toute la place qu'accorde Nadine au rêve dans ses œuvres. Elle va jusqu'à se fondre dans l'âme de son acteur qui entretient un lien solide avec sa sculpture sensée représenter son rêve qui, selon lui, n'a pas de prix.
Tout comme cette sculpture, la beauté féminine ne semble pas avoir de prix aux yeux de Nadine, qui n'hésite pas à la montrer dans sa splendeur la plus crue.
De la sensibilité et la fragilité de LUI, en passant par la nudité de ELLE, Nadine dévoile les parties cachées de l'humain.

Même si le cinéma en Afrique a connu des mutations certaines au fil des ans, il faut dire que cette façon de présenter (nue) la beauté féminine n'a pas toujours fait l'unanimité. Même si les tabous tombent les unes après les autres, cette dernière à la vie dure. Combien sont elles ces actrices du continent prêtes à renoncer à un rôle dès qu'elles se voient proposer des scènes de nudité ? Nombreuses sans doute.
Mais, actrice libre en plus de son talent énorme, Prudence Maïdou (Elle) sait jouer avec son corps. Elle est cette muse qui inspire le sculpteur, lui donne le sourire outre ses quelques rares moments de joie quand il passe à enseigner sa passion aux enfants. Dans le long métrage Dakar trottoirs du réalisateur sénégalais Hubert Laba Ndao, Prudence remet ça. Non, Prudence, n'est pas imprudente, elle vit son art. Et, enfin Prudence danse et s'amuse avec son sculpteur qui, hormis le fait que sa sculpture soit terminée comme par magie, se donne à cœur de tailler son visage dans la célèbre pierre de Mbigou que l'on retrouve au Gabon.

Soutenu par Africiné et primé à de nombreux festivals, lauréat du prix Poulain de Bronze au dernier FESPACO ainsi que du Award 2014 du Meilleur Court métrage africain (AMAA - African Movies Awards Academy, Nigéria), DIALEMI est la parfaite illustration de l'amour ; cet amour au delà du charnel.
Ce qui n'est pas forcement la vision de la réalisatrice Nadine Otsobogo, mais à quelques nuances près. "Le thème de l'œuvre n'est pas forcement l'amour, c'est l'inspiration qui nous touche aussi bien en réalisation, en écriture ou en production. En fait, c'est ce qui est au fond de nous, je voulais parler de l'amour intérieur, qui nous inspire tous les jours" disait-elle à Rodéric Dèdègnonhou (Africiné).
Le rapport à l'art, le rêve, la beauté de la nature, les émotions, tout ça, Nadine vous le montre et vous le fait vivre en seulement 20 minutes.

Mohamed DAGNOKO (CESTI)

Cette critique a été faite dans le cadre de l'Atelier d'Initiation à la Critique Cinématographique (mai 2014, Dakar), organisé par le Programme ACERCA de Formation pour le Développement du Secteur Culturel de l'AECID, Cultura Dakar (la section culturelle de l'Ambassade d'Espagne au Sénégal) et le Festival de Cinéma Africain de Cordoue-FCAT, en collaboration avec l'Institut Cervantes de Dakar, la Féderation Africaine de la Critique Cinématographique (FACC) et l'Association Sénégalaise de la Critique Cinématographique (ASCC).

haut de page


   liens films

Dialemi 2013
Nadine Otsobogo Boucher


   liens artistes

Ivanga Imunga


Maïdou Prudence


Ndao Hubert Laba


Nkoulou Amédée Pacome


Otsobogo Boucher Nadine


Owondo Laurent


   évènements

23/02/2013 > 02/03/2013
festival |Burkina Faso |
FESPACO 2013 (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou)
23e édition. Thème : "Cinéma africain et politiques publiques en Afrique".

15/08/2013 > 17/08/2013
festival |Gabon |
Festival du Film de MASUKU (Nature et environnement) 2013
1ère édition

24/05/2014
soirée |Nigeria |
African Movie Academy Awards (AMAA 2014)

26/05/2014 > 30/05/2014
atelier |Sénégal |
Atelier sur la critique cinématographique à Dakar, mai 2014

29/05/2014
festival |Sénégal |
Cortos Rek 2014
1ère édition. Afin de promouvoir et renforcer le court-métrage (moins de 25 mins) au Sénégal.

13/08/2014 > 17/08/2014
festival |Gabon |
Festival de Masuku Nature & Environnement 2014
2ème édition. In Memoriam Bakary Diallo, victime du crash d'Air Algérie en juillet 2014 (avec le Camerounais Lorenzo Mbiahou).

   liens structures

African Movie Academy Awards (AMAA)
Nigeria | LAGOS

Al-Tarab
Espagne | Sevilla

Association Sénégalaise de la Critique Cinématographique (ASCC)
Sénégal | DAKAR

Aula Cervantes Dakar
Sénégal | Dakar

Cinenómada
Espagne | SEVILLA

CulturaDakar
Sénégal | DAKAR

Djobusy Productions
Gabon | Libreville

Fédération Africaine de la Critique Cinématographique (FACC)
Sénégal | Dakar

FESPACO
Burkina Faso | Ouagadougou 01

IGIS
Gabon | LIBREVILLE

MobiCINE
Sénégal | DAKAR

Programa ACERCA
Espagne | MADRID

haut de page

   vidéos
   

 

Dialemi (Elle s'amuse)
bande annonce

 

 

Songe au rêve - de Nadine Otsobogo Boucher
extrait

 

 

Extrait du documentaire Escale à l'Ecole des Sables, de Nadine Otsobogo
extrait

 
   


   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page