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rédacteur
Marco Ibrahima Sory Bah
publié le
02/03/2019
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Géraldine Berger, réalisatrice française

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Les Orphelins de Sankara, de Géraldine Berger
Les "bannis" de Blaise Compaoré


Un documentaire d'auteur de 76 mn réalisé par la Française Géraldine Berger après 10 ans de tournage. Entre images d'archives de la Télévision burkinabèe et reconstitution de scènes illustratives.

Il s'agit des 600 enfants orphelins du père ou de la mère du Faso que Thomas Sankara a envoyé à Cuba pour étudier. Et, six mois après leur arrivée, Sankara est assassiné par Blaise Compaoré qui lui succède.
Du jour au lendemain, les nouvelles autorités burkinabèes décident de couper les bourses de ses enfants qui ont pour tort de ne connaitre que Sankara comme père. Rejetés et abandonnés par leur pays, le président Fidel Castro décide de les entretenir pour qu'ils finissent leurs formations. Vers la fin des années 90, "les enfants de Sankara" rentrent au pays mais le groupe est disloqué, leurs diplômes non-homologués. Orphelins de parents biologiques et de Sankara, ils sont abandonnés à leur propre sort... La réalisatrice, Géraldine Berger décide alors de savoir ce qu'ils sont devenus ?
La démarche a consisté à faire témoigner les principaux concernés à travers Mariam, une femme qui a eu la chance de pouvoir s'intégrer dans le monde de la médecine à Ouagadougou et Daouda, un agronome qui s'est retrouvé dans un village sans repères. Les orphelins rescapés de Sankara se sont constitués en association pour s'entraider. La réalisatrice a su tirer des témoignages poignants de ces bannis du régime de Blaise Compaoré. Surtout quand ils évoquent la manière dont ils ont appris la mort tragique de Sankara. Ils ont bénéficié de l'humanisme de Sankara et à cause de cela ils ont été diabolisés. C'est une sorte de banc de lamentation pour les orphelins qui ont accepté de se livrer complètement.

Seulement, dans l'usage des images d'archives, la réalisatrice semble beaucoup plus utiliser les reconstitutions d'enfants de Cuba à l'école des orphelins. Un moment, on a l'impression qu'elle veut montrer plus d'images qu'elle n'en dispose en réalité.
Ce film plonge le cinéphile dans la compassion et la révolte. Car, à la clef, on se rend compte que Blaise Compaoré s'est, systématiquement, acharné à détruire tout ce que Sankara a laissé… Même les orphelins de ce dernier.

Marco Ibrahima Bah (Guinée)

Africiné Magazine No.3 - Vendredi 1er Mars 2019, page 5 /// 26è FESPACO

Ce magazine est publié par la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique (FACC / AFFC). La publication a été rendue possible grâce au soutien de l'OIF, Africalia Belgium, le Goethe-Institut et l'Ascric-B. Il est réalisé par un collectif de 42 journalistes provenant de 23 pays.

Directeur de Publication : Khalil Demmoun

Comité de Rédaction
Sid-Lamine Salouka
Abraham Bayili
Ahmed Shawky
Robert Mukondiwa
Fatou Kiné Séne
Pélagie N'Gonana
Charles Ayetan
Yacouba Sangaré
Espéra Donouvossi

Mise en page : Korotimi Sérémé
Impression : IGIP +226 70 15 15 80

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