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rédacteur
Godefroy Macaire Chabi
publié le
24/01/2007
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Godefroy M. Chabi

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"Il serait intéressant que les films africains soient vus hors festivals"
Interview avec Henriette Duparc
Henriette Duparc est venue à Ouidah, à la 5ème édition du Festival international du film dénommé Quintessence pour une raison. Assister sans avoir besoin de se le faire conter à l'hommage que le festival a décidé de rendre à son défunt mari, Henri Duparc, le mythique auteur de Bal Poussière. Entre projections, débats, ateliers et 'hommage, elle a trouvé le temps de parler du cinéma africain.

Henri Duparc serait vivant que cela ne lui ferait pas si mal de voir Quintessence lui rendre cet hommage…

Exactement. Il était déjà à la première édition ici à Ouidah On lui avait rendu hommage mais pas comme cela a été fait ici à la 5ème édition. C'est très émouvant et très touchant, d'autant plus qu'un prix porte son nom.

Vous avez toujours suivi Henri Duparc, durant sa carrière de cinéaste. Quelle appréciation générale jetez-vous sur le cinéma africain ?

C'est toujours assez pessimiste. Le cinéma africain est touché comme la plupart des cinémas. Je ne parle pas de l'Europe où il y a un regain d'intérêt. Les gens fréquentent les salles et vont apprécier leur film. Mais chez nous, on a non seulement les difficultés de financement, mais aussi d'énormes difficultés de distribution. Les gens vont voir les films dans les festivals. Il serait intéressant que les films soient vus hors festivals, dans les salles. Car je m'aperçois que même dans le cadre de Quintessence, les gens viennent voir des films. Il y a donc une demande. Les Africains aiment se revoir et se retrouver dans tous ces films.

Pour trouver un début de solution, il y a eu quand même beaucoup d'initiatives. Je pense à Africa Cinémas. En dépit de tout cela, on a le sentiment que ça ne prend pas. À votre avis, la solution passe maintenant par quoi ?

Je n'ai pas de solution. C'est le spectateur lui-même qui en décide. Vous savez la vidéo, la télévision et la vidéo par satellite ont tué le cinéma. Les gens ne vont plus dans les salles qui d'ailleurs n'existent plus. Au fur et à mesure, les salles sont transformées en lieux de prières ou de stockage. Les gens préfèrent acheter un VCD de mauvaise qualité peu importe, ou de se mettre devant leur télé. C'est plus simple pour eux que de se déplacer d'aller dans une salle qui n'existe plus. Mais pour moi le problème reste la distribution des films. La solution passe aussi par là.

Propos recueillis par Godefroy Macaire CHABI

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Bal poussière 1988
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ICO (Institut Cinématographique de Ouidah)
Bénin | OUIDAH

Quintessence - Festival International du Film de Ouidah
Bénin | OUIDAH

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