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rédacteur
Olivier Barlet
publié le
20/04/2007
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Bilan formation Fespaco 2007 et réunion de bilan
Formation de formateurs à la lecture de l'image et la critique cinématographique
Ouagadougou, 19 février - 4 mars 2007

COMPTE-RENDU



Le but de cette formation était de former les journalistes présents à la lecture de l'image pour que :

- ils fassent progresser la critique de cinéma et la cinéphilie dans leur pays, notamment pour accompagner les films africains de qualité,

- ils contribuent à l'émulation et la formation de leurs collègues,

- ils animent des ciné-clubs ou autres activités développant un regard culturel sur le cinéma, notamment en milieu scolaire et universitaire,

- ils dynamisent l'échange associatif dans leur pays au niveau d'une association de critiques pour consolider l'échange et la structuration ayant lieu dans le cadre international de la fédération, ainsi que la production de contenus pour le site africine.org pour une écriture collective de l'histoire des cinématographies africaines.





Déroulement et contenus :



Les deux phases qui se sont succédées sans pause ont été très intenses, mobilisant chaque participant à plein temps :

- démarrage de l'atelier le matin à 8 h et une formation se poursuivant jusque vers 19 h durant les cinq jours de la première période (19-23 février à l'ISIS),

- durant le Fespaco, séances de presse à 8 h puis réunion de rédaction à 10 h 30 dans la salle dédiée de l'hôtel Soritel avant de procéder aux écritures, corrections, visions de films jusqu'au bouclage à 18 h du bulletin quotidien puis dispersion dans les salles pour les projections du soir.



Durant la première période, chaque demi-journée était partagée à égalité entre un apport théorique et des exercices pratiques d'analyse et d'écriture liés aux films visionnés, tous en compétition officielle au Fespaco, ce qui permettait de préparer le bulletin à paraître durant le festival. Ces films étaient analysés en synergie, puis les participants rédigeaient leur papier critique qui était lu et critiqué par l'ensemble du groupe avant d'être remanié en fonction de ces remarques.



Apports théoriques (du 19 au 23 février) :



Les apports théoriques étaient le plus visuels possibles : extraits de films, analyses de films, diaporamas. Il est cependant à souligner le manque d'outils pédagogiques visuels existants sur les cinémas d'Afrique.



Lundi matin : présentations, histoire de la critique et définition

Lundi après-midi : histoire du cinéma mondial

Mardi matin : histoire des cinémas d'Afrique noire et outils critiques pour en appréhender les films

Mardi après-midi : histoire des cinémas du Maghreb (idem)

Mercredi matin : vocabulaire du cinéma, le plan

Mercredi après-midi : le montage et le point de vue

Jeudi matin : les genres cinématographiques

Jeudi après-midi : esthétique des cinémas d'Afrique

Vendredi matin : histoire, approches et spécificités du documentaire

Vendredi après-midi : bilan sur les techniques de la critique, techniques de l'interview, conclusions



Les repas, excellents et bon marchés, étaient pris en commun à midi durant toute la durée du stage, préparés par le maquis de l'ISIS, sur place puis amenés par la navette jusqu'au Soritel.



Les stagiaires ont reçu des livres :

- Le vocabulaire du cinéma (Marie-Thérèse Journot, Nathan)

- Le cinéma en perspective : une histoire (Jean-Louis Leutrat, Nathan)

- Les cinémas d'Afrique noire : le regard en question (Olivier Barlet, L'Harmattan)

- Le cinéma tunisien (Heidi Khelil, avec dvd, autoédition)

- Afriques 50 : singularités d'un cinéma pluriel (Catherine Ruelle et Clément Tapsoba, L'Harmattan)



Ainsi que des polycopiés sur la critique, l'échelle des plans, le point de vue, le montage, les genres, le documentaire.



Intervenants :



Durant l'atelier précédant le Fespaco : le critique tunisien Hassouna Mansouri, le critique burkinabé Clément Tapsoba et le critique français Olivier Barlet.



Durant le Fespaco, en plus de ces animateurs, le suivi de l'écriture du bulletin a également été assuré par Thierno Ibrahima Dia, universitaire sénégalais et Baba Diop, critique sénégalais.



Logement :



Tous les participants étaient logés à l'Hôtel Zaca, d'un confort moyen mais adapté au budget d'une formation de 15 jours. Ils ont tous reçu des per-diems couvrant leurs frais à Ouaga.



Participants :



- Bénin : Godefroy Chabi et Espera Donouvossi,

- Burkina Faso : Gervais Hien, Ludovic Kibora, Justin Ouoro, Cyr Paim Ouedraogo, Caroline Touiza, Alain Serge Sou.

- Côté d'Ivoire : Fortuné Bationo et Yacouba Sangaré,

- Guinée : Fatoumata Sagnane,

- Mali : Fousseni Traoré et Moussa Bolly,

- Niger : Albert Chaibou et Maman Sani Soule Manzo,

- Sénégal : Fatou Kiné Sene et Bassirou Niang,

- Togo : Sitou Ayité et Dieudonné Kodolakina Motchosso.



Il est à noter que la situation de la Guinée nous avait empêché de trouver un vol pour les deux participants pressentis et que nous avions renoncé à les faire venir. Fatoumata Sagnane a réussi à trouver un vol sur Abidjan et a avancé l'argent de son avion pour quand même participer à la formation. L'ensemble des stagiaires l'ont applaudi pour sa détermination.



Conclusions :



1) L'atelier a créé l'événement au Fespaco en produisant quotidiennement un bulletin critique sur les films du festival, de huit pages couleurs de bonne qualité de contenu et de présentation, sans jamais aucun retard six jours de suite, tiré à 3000 exemplaires et distribué dans tous les points centraux du Fespaco ainsi que dans certains hôtels regroupant les festivaliers.



Le travail effectué la semaine précédente s'est retrouvé dans ce bulletin, dans la mobilisation des éléments d'analyse des films pour les critique, dans le souci de comprendre les films et de puiser dans le film lui-même les arguments d'analyse, dans la construction des articles centrés autour d'un fil conducteur conduisant à une chute journalistique.



Ce bulletin a prouvé, si cela était encore nécessaire, que la critique de cinéma existe bel et bien en Afrique et qu'elle a sa place dans la dialogue international sur les films.



2) L'intensité du rythme adopté a maintenu une tension permanente favorable à l'éveil et l'apprentissage, vite relayée durant le Fespaco par le souci de produire un bulletin de qualité.



3) Malgré leur souci de mobiliser un grand nombre d'outils pédagogiques visuels, les formateurs ont constaté le manque d'outils adaptés aux cinémas d'Afrique : il serait important de penser l'élaboration de ces outils qui pourraient servir également dans les cadres scolaires et universitaires, cinéphiliques et médiatiques. Il pourrait s'agir d'analyses de films africains en images, d'introductions au vocabulaire et à la grammaire du cinéma puisant dans les films d'Afrique, d'aperçus historiques structurés des cinémas d'Afrique.



4) Les techniques de l'interview n'ont pas été assez abordées durant la formation, ce qui s'est ressenti dans l'application pratique durant le festival.



5) L'aide généreuse du ministère français des Affaires étrangères (7500 euros) et celle d'Africalia (12 000 euros) n'a malheureusement pu couvrir le budget global de la formation, pourtant ramené au minimum, mais qui, avec les frais de déplacement et d'hébergement- restauration d'un nombre important de stagiaires sur une période prolongée ainsi que l'impression d'un bulletin quotidien, était de l'ordre de 30 000 euros.

La FACC a couvert le restant sur son propre budget mais ne pourra le faire à l'avenir sans de nouvelles sources de financement.

Il est essentiel d'apporter la preuve de la pertinence du travail critique pour l'accompagnement médiatique et donc le succès de la diffusion des films d'Afrique mais aussi pour engager un cinéma africain de qualité, pour que les bailleurs soient davantage sensibilisés à ce maillon essentiel de la réception mais aussi de l'élaboration des films.

Le Fespaco a contribué en mettant à disposition la salle de l'hôtel Soritel durant le Festival, un mini-bus pour les navettes, des badges pour les stagiaires et divers services. Il n'a pu par contre prendre en charge les voyages et l'hébergement des animateurs dont le nombre a dû être réduit durant le festival, ni des stagiaires pourtant tous journalistes.



Perspectives :



1) cette formation touchait 8 pays de l'Afrique de l'Ouest : d'autres formations de formateurs devraient être organisées dans les autres sous-régions et les autres sphères linguistiques. En l'absence de financement sur un programme tel que l'avait proposé la fédération lors de ses réunions de novembre 2006 aux JCC de Tunis, leur organisation doit être financée au coup par coup, ce qui est très prenant en temps et énergie.



2) des outils pédagogiques adaptés devraient être pensés et leur financement recherché pour que les bijoux des cinémas d'Afrique soient étudiés au même titre que les grandes œuvres du cinéma mondial.



3) Cet atelier a fait la preuve de la maturité de la démarche de formation engagée par des ateliers tenus depuis 2003 en Algérie, au Burkina Faso, au Bénin, au Cameroun, au Ghana, au Nigeria, au Sénégal, au Togo, en Tunisie.

D'autres ateliers doivent pouvoir avoir lieu dans les autres pays, ceux de cette formation (Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Niger) mais aussi dans les autres sous-régions.



4) Les retours des participants nous indiquent que cette formation contribue à la structuration du milieu :

- prélude à la création d'une association, une première réunion a été organisée à Abidjan pour mettre sur pied le RECRIC-CI (Réseau des critiques de cinéma de Côte d'Ivoire),

- les démarches pour l'organisation d'un atelier regroupant les journalistes culturels maliens sont en cours à Bamako pour structurer une association locale.



5) des ateliers de regroupement des journalistes culturels pour sensibilisation à la lecture de l'image et la critique de cinéma devraient être ainsi organisés dans les pays où ils n'ont pas encore eu lieu, afin de faire participer ces pays au réseau d'échange et d'émulation de la fédération, les inscrire dans cette dimension internationale et les engager à soutenir la cinéphilie dans leur pays. Ne mobilisant qu'un ou deux animateurs extérieurs, ils sont d'une organisation aisée et bon marché.









Réunion bilan de l'atelier Fespaco 2007

3 mars 2007 dans la salle de rédaction Africiné de l'hôtel Soritel



En présence au début de Dorine Rurashitse et Mirko Popovitch d'Africalia, et avec les animateurs : Hassouna Mansouri, Clément Tapsoba, Baba Diop, Thierno Ibrahima Dia, Olivier Barlet.



Hassouna Mansouri : Cet atelier est le résultat d'une évolution importante. Il n'était pas seulement destiné à produire du contenu mais de réunir des journalistes intervenant sur le cinéma pour les engager à promouvoir des actions dans leur pays en continuité avec le travail réalisé. Espoir de reprendre cette expérience sous d'autres formes, en tenant compte du bilan effectué.



Mirko : notre objectif est que les journalistes culturels trouvent leur place en tant que tels. Les pays non soutenus en priorité par Africalia le sont à travers votre présence dans votre atelier. Nous admirons le travail de la fédération et nous continuerons d'en soutenir le travail. Nous essayons de créer une base de données pour voir s'il y a pénétration de la culture dans les journaux. Les opérateurs culturels agissent pour sensibiliser les journalistes mais le problème reste de sensibiliser les éditeurs de journaux. Faudrait-il leur vendre la plus-value du journalisme culturel ? Nous n'avons pas la réponse.

Nous soutenons aussi Tofraace (radio, une journée par semaine) : projets paix et culture, sensibilisation aux arts scéniques. Envisager en 2008 la partie cinéma ?

Objectif clair d'aller plus loin dans la prise en main de la Culture par les journaux.

Nous soutenons la société civile et non les Etats.



Question Bassirou Niang (Sénégal) : stages possibles ?

Mirko : Nous avons quelques bourses possibles mais seulement des 15 pays prioritaires et préférons d'Afrique en Afrique. Il faut un accueil partagé, logement, nourriture, projet formatif.

On ne répond pas aux demandes individuelles.



Question Albert Chaïbi (Niger) : embryon d'association de journalistes culturels au Niger. A partir de cet atelier, nous allons créer une association et un ciné-club, en lien avec le nouveau forum du film documentaire dirigé par Inoussa Ousseini.

Mirko : Niger n'est pas dans les pays mais par contre, si la fédération dans son projet global introduit une demande sur des projets particuliers, cela devient possible : il faut renforcer les réseaux.



Question Almahady Cissé (Mali) : la critique cinématographique n'existe pas au Mali. Nous souhaitons mettre en place un réseau. Quel sera l'apport d'Africalia : directement ou bien via la fédération ?

Mirko : on ne finance un projet qu'à 25 %. Le Mali est difficile car il y a peu d'opérateurs structurés.

Olivier : Cheick Oumar Sissoko prêt à s'impliquer dans un regroupement au Mali.



Fatoumata Sagnane (Guinée) : Il y a une association de journalistes culturels comme base possible pour dynamiser le milieu.

Mirko: il y a aussi des stagiaires de pays non-agréés par exemple au Dak'art. Fatou Kine Sene a participé à une publication financée par Africalia. Projet au Mali avec des femmes photographes.



Interruption par Cheick Ngaido Mbaye pour présenter le festival des arts nègres. Toutes les régions africaines sont concernées. Le festival se veut un creuset et brassage de toute la diversité culturelle africaine. Il s'agit d'organiser le réseautage du monde noir pour impulser le développement de l'Afrique et la porte de sortie des soubresauts actuels. Le festival touchera tous les domaines culturels. Comme en 1966, il faudra reconvoquer toutes les valeurs africaines. Le thème est la renaissance africaine pour trouver un souffle, avec des résultats concrets en terme de développement culturel. Le pays invité est le Brésil. Les critiques seront impliqués. Il y aura des prix attribués.

Baba Diop : en 1966, Senghor et les organisateurs avaient rassemblé des journalistes pour la mise en place de l'Agence sénégalaise de presse. Des critiques européens étaient venus pour les encadrer. Je suppose qu'il y aura place pour la formation : Africiné est demandeur de ce type d'intervention.



Bilan de la formation :



Yacouba Sangaré (RCI) : nous allons essayer de capitaliser cette formation et constituer une association pour poursuivre ce travail critique qui n'existe pratiquement pas chez nous. Il faudrait continuer la formation à travers le site. Un livre sur la critique nous aiderait beaucoup. Reprendre le polycopié sur l'écriture documentaire qui n'est pas bien lisible. Mieux connaître les autres cinématographies, africaines et autres.



Sitou Ayité (Togo) : Il nous faut beaucoup nous documenter. Il nous faudrait les films classiques pour consolider notre culture.



Baba Diop : créer un ciné-club pour favoriser un cercle de réflexion : connaissance de notre propre histoire cinématographique et celle du cinéma mondial.

Gervais Hien : nous collaborons au Burkina avec le CCF avec un ciné-club une fois par mois. Les étudiants de l'ISIS participent également.

Baba Diop : il y a dans les universités des étudiants qui travaillent sur le cinéma.



Espéra Donouvossi (Bénin) : cette formation va donner un déclic au Bénin. Nous allons faire un effort envers le CCF de Cotonou. Nous allons bientôt envoyer le PV de l'association. Nous souhaitons que cette formation se poursuive. Créer un journal mensuel entre étudiants et critiques.



Bassirou Niang (Sénégal) : j'ai trouvé positif l'échange avec les formateurs et j'apprécierais une dynamique qui nous pousse à la persévérance et poursuivre l'expérience. Est-il possible que la FACC noue un partenariat avec des structures nous attribuant des moyens pour l'achat d'un ordinateur par exemple. Question de cartes de membres de la FACC.

>>> les membres des associations sont automatiquement membres de la fédération, donc pas de carte individuelle. La FACC cherche à promouvoir le travail associatif, rassemblant les énergies associatives de chaque pays.



Fortuné Bationo (RCI) : atelier très positif, expérience à renouveler. Cela soulève l'envie d'embrasser la carrière de critique mais au retour au pays, la peur est là de perdre cette énergie. Il faut entretenir une flamme qui nous donne une visibilité. Jean-Servais Bakyono était un critique imbattable mais comment a-t-il fini ? L'enjeu est de structurer le milieu.



Hassouna Mansouri : on est à son niveau, l'essentiel est de progresser et de mettre peu à peu en place des choses concrètes.

Baba Diop: toutes les manifestations d'art aiguisent votre œil et vous donne des éléments d'ouverture. Vous pouvez creuser votre sillon dans la critique cinématographique, mais cela ne veut pas dire négliger les autres formes. Mais on arrivera à ce qu'on parle de vous comme référence. Vous avez la chance de mettre plein pied dans un réseau, alors que nous, nous n'arrivions que de façon individuelle.



Godefroy Chabi (Bénin) : Il sera possible d'organiser des projections avec la Maison de la Francophonie et des rencontres sur les enjeux du cinéma africain. En étant à la radio où j'anime la page cinéma, je pourrai mettre en pratique cet atelier, y compris dans les médias où j'interviens.

L'association béninoise devait avoir son AG de constitution mais la formation l'a repoussé à avril.



Baba Diop : ce n'est pas parce que les films ne passent pas chez vous qu'il ne faut pas en parler à la radio. J'ai parlé à 80 % de films qui ne passaient pas au Sénégal mais les gens s'y intéressaient car ils entendaient les réalisateurs s'exprimer, cela les nourrissait intellectuellement.



Maman Sani Soulé Manzo (Niger) : la préoccupation est le suivi. Il faut la motivation nécessaire. Il faudrait procéder en réseau à un échange de bons services en s'invitant mutuellement à nos événements culturels. Nécessité de faire circuler des films classiques comme Naissance d'une nation ou le Cuirassé Potemkine.



Albert Chaïbi (Niger) : le cinéma nigérien est en léthargie mais des initiatives existent, comme le forum du film documentaire qui a eu sa première édition en décembre 2006, un festival du film de l'environnement. En créant cette structure, nous participerons de cette dynamique. Nous essayerons de faire un ciné-club comme l'avait fait autrefois Yaya Kosogo.

Nous avons beaucoup appris de la formation.



Moussa Bolly (Mali) : La documentation est importante. Il nous faut aussi mettre en place un maillon de journalistes pour travailler sur le cinéma. Faire un ciné-club est possible au CCF ou à la salle Babemba.



Fatoumata Sagnane (Guinée) : C'est un combat imminent qui m'attend. Le confrère qui devait venir est à la presse écrite et moi à la radio : nous pourrions être des relais efficaces pour un ciné-club. La poursuite de ces rencontres serait formidable.



Fatou Kine Sene (Sénégal) : on repart avec un double avantage. L'atelier a complété celui de 2005. On allait au cinéma Le Paris aux projections presse, mais nous ne faisions que des compte-rendu. Je pars avec l'appréhension critique d'un film. Nous sommes avantagés : Baba Diop est une référence, Thierno Ibrahima Dia aussi. Ce sont deux formateurs qu'on peu utiliser chez nous. La situation nationale de l'association : on va mettre ça en place. Le Sénégal a beaucoup de festivals (Images et vie, Films de quartier) : on pourrait s'appuyer sur cela pour développer la critique et organiser des débats. CCF, Centre américain et Goethe Institut sont aisés à mobiliser. Des ciné-clubs existent au Forut et au centre Douta Seck.



Hassouna Mansouri : le souci de la FACC est de documenter les cinématographies nationales en plus du travail critique pour qu'une histoire du cinéma africain s'écrive. Les dossiers thématiques en sont l'occasion.

Baba Diop : une auto-documentation doit être produite sur tous les cinéastes historiques.

En dehors du rapport fédération-associatio n, une collaboration entre associations proches est à développer.



Dieudonné Matchosso Kodolakina (Togo) : je vais intégrer la jeune association de critiques du Togo et essayer de dynamiser le ciné-club du CCF en s'appuyant sur cette association. L'aspect animation de ciné-clubs n'a pas eu lieu et cela aurait été important. J'ai eu une petite indigestion de savoir : ma proposition serait qu'il y ait moins de thèmes au programme mais qui soient mieux assimilés.



Hassouna Mansouri : on a donné le coup d'envoi. La formation continue au niveau personnel.



Thierno Ibrahima Dia : près de 1500 visites par jour sur le site Africiné. La notoriété du site grandit chaque jour dans le monde entier. Plus de 500 textes publiés avec ceux de ce festival.



Almahady Cissé (Mali) : Il faut mettre en place un noyau et l'animer. Je ne connais moi-même pas bien le cinéma malien. Avec votre soutien, j'espère que nous ferons vivre cette flamme.



Thierno Ibrahima Dia : nous avons mis l'accent sur la formation des journalistes pour appuyer leur lutte pour trouver de la place dans leurs journaux. Votre production est pour le site internet mais aussi dans vos journaux. Vos médias peuvent ainsi avoir une publicité par notre site internet.



Justin Ouoro (Burkina Faso) : l'atelier a été une véritable impulsion pour mes recherches. Je compte bien exploiter les perspectives ouvertes. Je me sens bien à l'aise dans cette formation, ai beaucoup appris au contact des autres.



Ludovic Kibora (Burkina Faso) : spécificité de la critique radio ou presse écrite ?

Baba Diop : les éléments seront les mêmes mais la manière d'articuler différente car on ne dispose que peu de temps à la radio où un esprit de concision est nécessaire et un point de vue clair.



Ludovic : peut-on mettre des interviews sur le site Africiné ?

Thierno : oui, le site a encore des développements informatiques en cours, notamment pour les images.



Baba Diop : Dans la rédaction, le travail du français est essentiel : il faut un dictionnaire des synonymes ! Il faut toujours argumenter : jamais un jugement qui ne soit pas expliqué en puisant dans le film. Le cinéma de genre est à approfondir car les films africains y puisent de plus en plus. Il faudrait connaître les codes des séries qui se généralisent. Inscrire les films dans la carrière de leur réalisateur.

propos recueillis par Olivier Barlet (Fédération africaine de la critique cinématographique)

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