actuellement 18129 films recensés, 3143 textes recherche | » english  
films réalisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  rédacteurs»
  écrans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  dépêches »
  nouvelles de
la fédération»
  la fédération»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Bawéla Bassim-na
publié le
05/02/2008
films, artistes, structures ou événements liés à cette critique
les commentaires liés à cette critique
retour
 
Rester unis au delà de nos différences
Le sourire du serpent, de Mama Kéita (France/Guinée)

Le long métrage du Guinéen Mama Kéita (2006) est décapant et innovant.

Fruit d'une belle architecture filmique, et né d'une polémique d'enfance entre le réalisateur et son ami, Le sourire du serpent est un psychodrame dont l'essence est empruntée du théâtre : mêmes lieux, mêmes acteurs, une unité de temps,…
Marion, jeune occidentale et Adam, originaire de l'Afrique, sont deux marginaux qui gagnent leur vie dans l'ombre, et que la loi n'hésiterait point à réprimer sévèrement une fois découverts.

La caméra glisse sur le corps de Marion, et les gros plans révèlent son identité sociale. Cigarette entre les doigts, usage de la drogue et de l'alcool, tenue mondaine, sacoche solidement agrippée à une épaule (…) autant de détails qui révèlent que Marion exerce le plus vieux métier du monde. Face à elle, un autre noctambule et unique compagnon de misère : Adam, un jeune Africain en situation irrégulière, pressé de quitter les lieux. Mais le dernier bus en direction de la ville tarde à venir et fait durer le suspens entretenu par la peur de la nuit.

Marion et Adam, ne rappellent-ils pas les premiers hommes, Ève et Adam ? Enfermés dans ce labyrinthe par le réalisateur et contraints à la cohabitation, les deux marginaux s'affrontent, se confrontent et finissent par trouver un terrain d'entente.

Mais avant, ils devront vivre chaque instant la peur au ventre ; une peur suscitée par les sirènes de la police, et la mort qui était à leur trousse. Le sourire du serpent, qui met en scène deux êtres en rixe face à leur société, déroule au grand jour les problèmes majeurs de nos sociétés en ce 21ème siècle, notamment la prostitution de plus en plus galopante dans toutes nos cités, et le racisme qui ne cesse de faire des milliers de victimes chaque jour que Dieu fait aux frontières occidentales et américaines.

Le chat noir qui surgit du noir, le sang, le cheval invisible, la célérité de leurs actions, les images de nuit (…) autant d'éléments mythiques qui scotchent le spectateur durant les 90 minutes que dure le film, et le laisse finalement sur sa soif à la chute. Adam, est-il le meurtrier de la conductrice du dernier bus ?....

Bawéla Bassim-na (Togo)

haut de page


   liens films

Sourire du serpent (Le) 2006
Mama Keïta (réalisateur)


   liens artistes

Diouf Mouss


Keïta (réalisateur) Mama


Sauca Valentina


Sheridan Joe


   vnements

24/02/2007 > 03/03/2007
festival |Burkina Faso |
FESPACO 2007 (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou)
Le FESPACO, manifestation biennale attendue avec impatience par les cinéphiles, permet de dresser un bilan sur l'actualité des films africains, mais donne aussi accès (télévision) à des films, de qualité mais peu connus. Palmarès en fin de FESPACO.

12/12/2007 > 17/12/2007
festival |Sénégal |
Festival international du film de quartier 2007 (FIFQ 9)
Le FIFQ se déroule traditionnellement les 15 au 20 décembre depuis 9 ans, mais cette année en raison de la Tabaski (fête du mouton), les dates ont changé : du 12 au 17 décembre 2007. Avec Deux hommages à Sembène Ousmane.

08/01/2008 > 13/01/2008
festival |Bénin |
Quintessence - Festival International du Film de Ouidah 2008
6e édition

   liens structures

Marofilms
Guinée | CONAKRY

Renaissance Productions
France | PARIS

haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page

 

 

 

 

?>