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rédacteur
Jean-Marie Mollo Olinga
publié le
11/11/2008
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Sango Malo, de Bassek Ba Kobhio
Un libertaire à l'école primaire
La série du jour: les dix succès du cinéma camerounais. 5/10
Adapté de son livre "Sango Malo : le maître du canton", le film éponyme de Bassek Ba Kobhio a été retenu dans la catégorie Un Certain Regard au festival de Cannes en 1991.

Répondant, un jour, à la question de savoir quels films ou quels cinéastes l'ont influencé dans le choix de son métier, Bassek Ba Kobhio disait : "En matière de films, Le Mandat de Sembène Ousmane, Le pont sur la rivière Kwaï, Le train sifflera trois fois, et L'Eternel retour sont parmi les premiers films que j'ai vus, et qui m'ont décidé à chercher ce métier. Mais plus que tout, l'écrivain et cinéaste Sembène Ousmane, à qui j'avais toujours rêvé de ressembler, est celui qui m'a emmené véritablement dans le cinéma". Pas étonnant donc que, comme Sembène avec Le Mandat, Bassek ait choisi de représenter des moments de son livre dans un film.

Dès sa prime jeunesse, son rêve est de devenir écrivain. Il le réalisera d'ailleurs. "Mais, très tôt, j'ai compris qu'en Afrique, un écrivain ne peut communiquer qu'avec un public extrêmement limité", raconte Bassek à une consoeur. On croit entendre Sembène ! "Le cinéma a l'avantage de parler au plus grand nombre... J'ai voulu profiter de cette extraordinaire réceptivité au cinéma pour aborder avec ce public actif les thèmes qui me préoccupent et me concerneront", poursuit-il.

Sango Malo déroule l'histoire d'un jeune instituteur frais émoulu de l'école de formation, Malo Malo Bernard. L'école où il est affecté se trouve en plein cœur de la forêt équatoriale, dans un petit village appelé Lebamzip. Alors que celle-ci s'apprête à vivre une rentrée des classes ordinaire, l'arrivée d'un nouveau maître va rapidement provoquer des remous. Jeune homme libertaire, il conçoit l'enseignement comme une ouverture sur le monde. Avec ses élèves, il passe autant de temps en classe que dans les champs, et aborde des sujets jusque-là tabous tels que la politique et la sexualité. Ce qui ne plaît guère au directeur de l'école. L'affrontement entre les deux hommes est inévitable.

C'est ce premier long métrage de Bassek Ba Kobhio, dans lequel les séquences d'humour côtoient merveilleusement des scènes tragiques, au travers d'une mise en scène simple, qui a retenu l'attention des cinéphiles à Cannes en 1991. Ce film, confiait une fois le réalisateur à ses amis, a été déterminant pour la suite de sa carrière. Financièrement et sur le plan de la célébrité ; il a pu ainsi facilement faire les films suivants. Malheureusement, la plupart des acteurs de Sango Malo ont, aujourd'hui, disparu.

Jean-Marie Mollo Olinga

Fiche technique
Année : 1991
Réalisation : Bassek Ba Kobhio
Scénario : Bassek Ba Kobhio
d'après Bassek Ba Kobhio SangoMalo
Durée : 93 mn
35 mm, Fiction, Couleur
Photo : Joseph Guerin

Prochain article : Les saignantes de Jean-Pierre Bekolo

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