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rédacteur
Azzedine Mabrouki
publié le
08/09/2010
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Vénus Noire, de Abdellatif Kéchiche
Mostra de Venise : Les bons films se font rares

Après avoir raté de peu le Lion d'Or en 2007 pour La Graine et le Mulet, le réalisateur tunisien Abdellatif Kéchiche a voulu tenter encore une fois sa chance cette année avec Vénus Noire dans la même course pour le Lion d'Or 2010.
Hélas, même si Tarantino, président du jury, peut défendre ce genre de film, Vénus noire est d'un niveau très bas, scandaleusement voyeuriste et de bout en bout médiocre.
À la projection de presse mardi soir 7 septembre, les chaises ont claqué, des journalistes sont sortis et au bout de plus de deux interminables heures de projection pénibles, seuls quelques uns de ceux qui restaient à la sala Perla, très indulgents,ont applaudi sans aucune conviction, par politesse.

Kéchiche était infiniment plus plausible quand il faisait La Faute à Voltaire, L'Esquive. À son échelle modeste et créative.
Maintenant qu'il a signé un contrat pour trois grosses productions commerciales avec la peu recommandable MK2 à Paris, on dirait que c'est sa descente aux enfers.
Le voici perdant son profil d'auteur pour se rallier au look infâme commercial cher à MK2, look symptomatique des productions françaises " attrape-tout ".

Les bons films se font rares. Surtout cette année à la Mostra de Venise. Voyant à la file quatre films en compétition Post Mortem (Chili), Balade triste (Espagne), Promises in Water (Usa), réalisé par respectivement Pablo Larrain, Alex Iglesia, Vincent Gallo, plus le désolant opus de Kéchiche, c'est passer des heures très épuisantes. On donnerait tous ces films pour un plan de Truffaut ou de Scorsese.

La sélection cette année de la Mostra semble s'accorder sur le minimum, sur le plus petit dénominateur commun d'une production.
Mk2, les pervers et les voyeurs se réjouiront de voir Vénus Noire de Kechiche. Deux heures et demi d'éreintement, de mauvais gout. Un rude retour en arrière pour Kechiche. Mais sûrement un bon contrat pour MK2.

Difficile de ne pas regretter qu'un vrai auteur n'ait pas essayé de faire revivre plus dignement la mémoire de Saartjie Bartman, la jeune esclave sud africaine montrée sur les scènes de foire au XVIII siècle à Londres et Paris comme phénomène exotique. Celle qu'on appelait La Venus Hottentot était une jeune femme intelligente, qui jouait de la musique et chantait d'une belle voix. Louis Aragon lui a rendu hommage dans un poème qui se moquait des savants français qui cherchaient à l'assimiler au singe, du fait de son physique particulier.
Elle a vécu un temps très dur en Europe et finit par se prostituer pour mourir très jeune. Le Tunisien Kéchiche a laissé filer le secret profond de son personnage : son film est seulement une succession de scènes humiliantes subies par la jeune esclave. Une horreur à répétition qui donne les larmes aux yeux.

Azzedine Mabrouki

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