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rédacteur
Michel Amarger
publié le
13/02/2011
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Michel Amarger




Jacqueline KALIMUNDA, réalisatrice et productrice


Zena Alisar Khalil (Lala Kamali) et Marie-Lyne Guiraud (Lala Appiah, en bleu) dans High life ou Lala & les gaous


Lala Appiah (Marie-Lyne Guiraud), avec sa caméra


DVD High life ou Lala & les gaous (février 2011)


Lala Appiah (Marie-Lyne Guiraud) et son otage, dans High life


High life


Histoire de tresses, 2002


Homeland, 2005


High life


High life


High life


High life


High life

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High life ou Lala & les gaous
Amours tressées en Côte d'ivoire
LM Fiction de Jacqueline Kalimunda, France / Côte d'Ivoire, 2010
Diffusion chaîne premium Canal+ : 14 février 2011
Sortie France dvd : février 2011

Ça bouge en Côte d'Ivoire. Pas seulement dans les rues mais aussi dans les coeurs. Et surtout dans les corps des jeunes filles que filme effrontément Jacqueline Kalimunda. La réalisatrice, née au Rwanda, passée au Kenya, en Angleterre, avant de s'installer en France, aime les voyages et les déplacements d'axe du cinéma. Après une fiction sérieuse, sensible aux esprits, Histoire de tresses, 2002, un documentaire personnel, Homeland, 2006, elle s'affirme en mettant en scène les deux premières saisons de la série Imagine Afrika, 2008, produite d'Afrique du Sud. Cette fois, la Côte d'Ivoire coproduit avec sa société française, Simba Notes, et le concours de Canal Plus Horizons, son premier long-métrage, au ton déluré, édité en dvd peu après sa diffusion sur la chaîne.

High life ou Lala & les gaous s'intéresse aux émois de Lala Appiah, une Ivoirienne de 17 ans aux allures de garçon manqué, qui décide d'en "finir avec sa virginité" dans la chaleur du dernier week-end des vacances. Les rues d'Abidjan deviennent torrides sur les pas de son amie Lala Kamali, une séductrice qui fait craquer les garçons. Dans son sillage, Lala Appiah prend de la graine et jette son dévolu sur un tombeur rencontré dans un cinéma. Le lieu est propice à allumer les fantasmes et exacerber les désirs de l'héroïne. Son affaire de conquête est l'occasion de surfer parmi les jeunes Ivoiriens qui ont le regard de braise, le sang chaud et la répartie bien allumée.

On croise Charlot le boss, Franck le poète, Omar le dur… Autant de mâles entreprenants que les deux Lala jaugent avec le franc-parler du quartier. Une fois posée la quête de Lala vierge, confiée face à un camescope, l'action s'emballe. Fuyant ses parents moralistes, elle s'installe chez sa copine qui ravage les corps de qui elle veut. Le premier élu de Lala Appiah, trop frimeur, se retrouve ligoté, à la merci des deux amies. L'une le vampe, l'autre le snobe. Car c'est avec un autre que Lala Appiah saute le pas, confisquant in fine le camescope qu'elle agite pendant tout le film. Ici les filles décidées passent à l'acte sans tabous, fuyant comme la peste le verre offert par des pasteurs pour les moraliser.

Jacqueline Kalimunda déploie des effets de séries télés, assumés, pour appuyer les coups de hanche de ses héroïnes. Elle accélère le tempo pour cavaler avec elles dans les rues, s'introduire dans les discothèques. Des contre-jours crémeux soulignent les jeux de filles, leurs rêves aussi salés que les bulles jaillissant dans l'écume de la plage. Le tout est souvent filmé au ras des fesses pour mieux capter les ondulations des deux Lala, excitées et excitantes pour les mâles qui approchent leurs filets. Les deux actrices principales font monter la pression. Marie-Lyne Guiraud, fille de la danseuse Marie-Rose Guiraud, emporte son premier rôle à 20 ans. À côté, Zena Alisar Khalil, une métisse libanaise studieuse, assure avec sa plastique de 16 ans.

Les adolescentes s'agitent au son des musiques de Meiway, Zaiko Langa Langa, Les Embakassi et autres groupes branchés appréciés à Abidjan. La partition originale est due à Patrick Marie-Magdelaine qui figure parmi les coproducteurs. Avec des partenaires français, burkinabès, des techniciens d'horizons divers, Jaqueline Kalimunda signe une comédie fédérative. Elle entremêle les amours et les humeurs des filles affranchies sur fond des palpitations d'Abidjan. L'ensemble est assez animé pour distraire, coloré pour séduire et assez épicé pour réchauffer les cœurs éperdus de vibrations juvéniles.

vu par Michel AMARGER
Journaliste critique RFI / Africiné

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Jacqueline Kalimunda


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HIGH LIFE ou LALA & LES GAOUS
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